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Cette actualité a été publiée le 20/12/2009 à 16h46 par Tanka.


CHRONOLOGIE : TREIZE JOURS DE DÉBAT À COPENHAGUE

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Chronologie : treize jours de débat à Copenhague

Information recueillie par Tanka

Le sommet sur le climat de Copenhague a réuni du 7 au 19 décembre 193 pays et 130 chefs d'Etat et de gouvernement pour accoucher, samedi 19 décembre, d'un accord généralement décrit comme insuffisant et décevant.

Lundi 7 : déclaration du Premier ministre danois

"Vous êtes dépositaires des espoirs de l'humanité", a lancé Lars Loekke Rasmussen en ouvrant les travaux de la conférence devant 1.200 délégués venus du monde entier.

Dès l'ouverture, l'Arabie saoudite met en doute les données scientifiques sur le réchauffement en faisant référence au "Climategate", une affaire de courriels de scientifiques piratés en Angleterre, exploitée par les sceptiques du réchauffement.

Mardi 8 : démenti de la présidence danoise

La fuite d'un texte de suggestions du Danemark, président de la conférence, provoque un coup de chaud des pays en développement dénonçant "une grave violation qui menace le succès du processus de négociation". La présidence danoise dément l'existence d'un "texte secret" et explique que les papiers qui circulent "sont des brouillons de travail".

A New York, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, affirme s'attendre à un "accord solide (...) qui sera effectif immédiatement".

Mercredi 9 : demande d'un accord contraignant

Tuvalu, un ensemble de neuf atolls du Pacifique sud, réclame un accord légalement contraignant s'appliquant notamment à la Chine et l'Inde. "Il nous faut un accord légalement contraignant qui préserve la planète et protège les plus pauvres. Tout le reste n'est que distraction," renchérit Dessima Williams, représentante de Grenade et de l'Association des petits Etats insulaires (AOSIS).

Jeudi 10 : "paroi étanche" entre nord et sud

Pays riches, pays pauvres et pays émergents avancent leurs textes, avec pour ces derniers réunis au sein du G77 - 133 pays en développement - un point commun : le refus absolu de toucher au protocole de Kyoto, qui constitue une "paroi étanche" entre les pays du nord, qui ont un rôle historique dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, et le reste de la planète.

Vendredi 11: premier projet officiel d'accord

Le premier projet officiel d'accord, qui prévoit de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5°C ou 2°C, est présenté. Au même moment, à Bruxelles, l'Union européenne annonce une aide de 7,2 milliards d'euros sur trois ans (2010-2012) aux pays les plus vulnérables aux ravages liés au réchauffement climatique.

A l'extérieur du Bella Center, la police danoise est sur les dents à la veille de la méga-manifestation convoquée par plus de 500 organisations. Trente-cinq personnes sont arrêtées à "titre préventif".

Samedi 12: interpellations massives de manifestants

Des dizaines de milliers de personnes manifestent à travers le monde et surtout à Copenhague, où, un groupe d'environ 300 manifestants vêtus de noir brisent vitrines et voitures à coups de pavés et de marteaux.

La police annonce les interpellations de 600 à 700 personnes. La coalition Climate Justice Action (CJA), un des organisateurs de la manifestation, dénonce les conditions dans lesquelles des centaines de militants ont été interpellés "sans distinction".

Dimanche 13: aux ministres de travailler

Après les experts, c'est au tour des ministres de plancher. "Nous avons encore un travail colossal devant nous", admet Connie Hedegaard, présidente danoise de la conférence, devant une quarantaine de ministres de l'Environnement.

Dans la rue, la mobilisation se poursuit et la police arrête quelque 250 personnes lors d'une manifestation anti-capitaliste.

Lundi 14: le spectre de l'échec

Le spectre de l'échec apparaît. Les pays africains suspendent quelques heures leur participation aux travaux et la Chine durcit le ton vis-à-vis des pays industrialisés.

A New York, Ban Ki-moon exhorte les négociateurs à "redoubler d'efforts". "Ce n'est plus le moment de gesticuler (...) chaque pays doit prendre sa part pour sceller un accord à Copenhague".

"Si on laisse aux dirigeants le soin de tout régler à la dernière minute, on risque d'avoir un accord faible, ou pas d'accord du tout", avertit-il.

Mardi 15: "Nous devons changer de vitesse"

Début de la session ministérielle de la conférence, avec des mises en garde répétées sur le risque d'échec en raison des blocages persistants.

Connie Hedegaard avertit les ministres: "Je dois vous le dire, nous pouvons échouer. Si nous voulons réussir - et nous allons réussir ! - nous devons changer de vitesse. Cela signifie que le mot clé des deux prochains jours doit être -compromis-".

Mercredi 16: "Bazar intégral"

Arrestation de 260 personnes, délégués bloqués à l'entrée de la conférence, pessimisme généralisé.

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