Chine – USA : lutte au sommet sur le terrain climatique - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/10/2009 à 21h40 par Michel95.


CHINE – USA : LUTTE AU SOMMET SUR LE TERRAIN CLIMATIQUE

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Chine – USA : lutte au sommet sur le terrain climatique

Information recueillie par Michel95

Les États-Unis et la Chine sont aujourd'hui les deux plus gros émetteurs de gaz à effet de serre mais de l'eau a coulé sous les ponts depuis l'échec de Kyoto.

A quelques mois du Sommet de Copenhague, la lutte contre le réchauffement climatique n'est plus simplement perçue comme une contrainte mais bien comme une opportunité...

Les États-Unis à la relance

Les États-Unis sont aujourd'hui le deuxième émetteur de GES dans le monde, dépassé il y a peu par la Chine. Ces deux pays ont émis près de 6000 Mt d'équivalent CO2 en 2006, alors que le troisième émetteur, la Russie, se situe à un niveau d'environ 1500 Mt de CO2.

Rapporté au niveau individuel, un Américain consomme en moyenne environ 8 tonnes d'équivalent pétrole (TEP) par an, soit deux fois plus qu'un Européen et huit fois plus qu'un Chinois. Ce qui fait de lui le plus gros pollueur, et de loin.

Une habitude de consommation défendue jusque dans les hautes cimes de l'Etat puisque le président Bush avait clairement indiqué que « l'american way of life n'était pas négociable », justifiant ainsi la politique d'énergie bon marché alors en vigueur.

L'attitude américaine a conduit à une augmentation d'environ 20% des émissions d'équivalent CO2 entre 1990 et 2006.

Mais c'est bien la Chine qui est devenue récemment le plus gros émetteur de gaz à effet de serre sur terre. Si la Chine consomme en moyenne qu'une tonne d'équivalent pétrole (TEP) par an et par habitant, l'importance de la population donne à cette pollution des proportions gigantesques.

Ceci laisse songeur, car si les Chinois consommaient autant que les Européens, on compterait700 millions de voitures automobiles en Chine.

Le pays engloutirait alors l'équivalent de la production annuelle de pétrole du Moyen-Orient (soit 60% de la production mondiale).

Cette situation n'est évidemment pas envisageable dans une optique de réduction de la consommation de pétrole et des autres énergies fossiles.

Notons toutefois qu'il convient de nuancer notre constat précédent concernant l'ère Bush : si l'influence d'une partie du camp républicain très proche des lobbies industriels et énergétiques a fini par plomber le protocole de Kyoto, quelques entreprises et Etats américains ont déjà, et depuis une dizaine d'années, fortement développé leur approche écologique.

De plus, s'il est vrai que la position de l'Etat fédéral ne pouvait jusqu'à présent guère être qualifiée d'écologiste, la présidence de Barack Obama, dont une partie de l'équipe a été baptisée la « green team », marque un complet revirement de la stratégie.

Les États-Unis sont aujourd'hui confrontés à leur plus grande crise économique depuis 1929.

L'effondrement de bon nombre de géants industriels américain a eu un impact désastreux sur l'emploi et plus largement sur le mode de vie des Américains.

La récession a notamment contraint les constructeurs automobiles américains à revoir leurs modèles de production.

Mais ce contexte a également permis à la nouvelle administration américaine de trouver un écho plus favorable à sa volonté de lutter contre le réchauffement climatique.

Aujourd'hui, l'ère est au « green business » c'est-à-dire à la création d'un nouveau mode de croissance basé sur le développement des énergies propres.

Barack Obama se veut donc optimiste puisqu'il estime que cette voie permettra de lutter à la fois contre le réchauffement climatique et contre le chômage, mais également contre la dépendance de son pays aux énergies fossiles.

L'Etat fédéral américain prévoit d'investir 150 milliards de dollars sur les dix prochaines années dans ce secteur et d'augmenter à hauteur de 25% la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité d'ici 2025 (sachant tout de même que les États-Unis sont déjà, avec la Chine, le premier producteur mondial d'électricité éolienne).

Un enjeu d'avenir

Cependant, l'Amérique est aujourd'hui confrontée à de nombreux défis en matière énergétique aussi bien sur le plan national qu'international.

Au niveau international, la problématique est relativement simple : l'intérêt des États-Unis de sortir de la dépendance au pétrole est à mettre en parallèle avec son envie de mettre fin à sa présence en Irak.

L'idée assez répandue que l'argent du pétrole (notamment saoudien) servirait à financer le terrorisme anti-américain ne fait qu'inciter un peu plus les États-Unis à changer de mode de consommation.

Sur le plan national se joue une grande...

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