Chevaux : voyage au bout de l'enfer au brésil et au mexique - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 30/04/2010 à 08h10 par Tanka.


CHEVAUX : VOYAGE AU BOUT DE L'ENFER AU BRÉSIL ET AU MEXIQUE

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Chevaux : voyage au bout de l'enfer au brésil et au mexique

Quelle existence pour les chevaux en fin de vie dans les vastes espaces du Mexique et du Brésil ? La faim, les blessures, la maltraitance et, au bout, la mort indigne. C'est ce que révèle l'enquête réalisée par One Voice, Gaia et Wakker Dier, avec les images rapportées de ces pays, premiers fournisseurs de viande chevaline de l'Europe.

Aujourd'hui encore, le cheval est symbole de liberté. Sa noblesse, son indépendance, son courage sont admirés. De compagnon de l'homme de labeur et de labours, il est devenu au fil du temps un compagnon de vie pour nombre d'humains.

Pourtant, en France, on continue à le manger. L'Hexagone est en effet le 2ème importateur de viande de cheval au monde, après la Belgique. Le Brésil et le Mexique étant leurs principaux fournisseurs.

Mais que sait-on du sort de ces animaux qui finissent dans les assiettes des Européens ? Il y a quelques temps, One Voice avait déjà révélé l'enfer des marchés de chevaux en France. Et avec les images des conditions de transport dans les pays de l'Est, nous pensions avoir vu le pire. Mais nos images tournées au Brésil et au Mexique, entre novembre 2009 et janvier 2010, montrent à quel point en matière de brutalité et de cruauté on est bien loin d'avoir tout vu.

Dans ces pays, les chevaux dits « inutiles », blessés ou trop vieux pour servir, sont traités sans le moindre égard, comme une vulgaire masse de viande dénuée de sensibilité et d'intelligence. Au Brésil, dans des enclos au sol de poussière, les chevaux n'ont que quelques touffes d'herbes desséchées à manger.

Leur décharnement, les os saillants sous leur robe marquée des stigmates de leurs blessures, anciennes ou plus récentes, traduisent le manque de nourriture et de soins.

Ces animaux destinés à l'abattoir ne connaissent aucun répit dans la souffrance. Lorsque le jour arrive de quitter l'enclos, ils sont entassés à coup d'électrodes dans des camions dépourvus du strict minimum pour assurer un chargement et un transport décents. En surnombre, les chevaux les plus faibles finissent blessés sous les pattes de ceux qui ont encore un peu d'énergie pour rester debout.

u Mexique, antichambre de la tuerie des chevaux américains -l'abattage étant interdit aux Etats-Unis depuis 2007- les animaux, souvent des Mustang, parcourent des kilomètres, pendant des heures, sans eau ni nourriture, dans des camions à double étage. Ce qui est illégal.

Au bout du voyage, la mort sera loin d'être la délivrance que ces animaux seraient en droit d'attendre. Aucune règle n'est respectée pour donner la mort avec un tant soit peu de respect.

Les abattoirs sont des lieux rudimentaires où les animaux attendent parfois pendant des heures dans des enclos nus, ouverts aux quatre vents. Au Brésil, le choc électrique entre les deux yeux entraîne rarement la mort. Les animaux agonisent pendant de longs moments avant qu'un boucher ne finisse le travail. Archaïsme aussi au Mexique où le cheval est saigné d'un coup de couteau derrière la tête, dans la colonne vertébrale, pour le paralyser.

Il se vide de son sang alors qu'il est encore vivant. Et, toujours en vie, ses pattes sont sciées... Une mort cruelle et indigne.

Avec ces images, parfois révoltantes et toujours intolérables, One Voice entend alerter l'opinion publique sur le sort réservé aux chevaux que beaucoup considèrent aujourd'hui comme des animaux de compagnie. L'association se bat pour que l'hippophagie soit enfin abolie en France. Aussi, elle milite pour que le cheval obtienne le statut « d'animal de compagnie » tout comme le chien ou le chat.

Elle invite chacun à soutenir la proposition de loi du député Lionnel Luca, déposée à l'Assemblée nationale le 24 janvier dernier, qui demande le changement de classification des équidés « d'animal de rente » en « animal de vie ».

Source : protection-des-animaux.org


Information recueillie par Tanka

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