Cher dentifrice - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 02/10/2011 à 21h19 par Jacques.


CHER DENTIFRICE

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre

 

Les voix des multinationales peuvent paraître parfois insondables. Alors qu'on nous rabâche à longueur d'année que le site France n'est pas compétitif, le géant des cosmétiques Unilever a annoncé, mercredi 28 septembre, qu'il allait délocaliser son usine de dentifrice située à Amersfoort, aux Pays-Bas vers ... la France.

Le groupe néerlandais a en effet estimé que ce site est « trop cher » par rapport à l'usine Unilever de Compiègne (Oise), qui, elle aussi, fabrique de la pâte dentifrice.

Les bonnes nouvelles s'arrêtent là pour les salariés Français. Car si les 57 employés d'Amersfoort, qui fabriquaient jusqu'à présent 12% de la production totale de dentifrice d'Unilever sous les marques Prodent et Zendium, vont perdre leur job, en France il n'y aura pas pour autant de création d'emploi.

En fait le calcul est simple : Unilever fait d'une pierre deux coups. Il se sépare d'une unité pas assez rentable à son goût, tout en augmentant la productivité d'une autre. Il est «crucial de maximiser les économies d'échelle», glisse le groupe dans un communiqué.

Il n'y a donc pas de miracle : l'usine de Compiègne est effectivement plus compétitive que son homologue néerlandaise, mais visiblement, la marge de progression reste encore importante.

La cohérence d'Unilever est donc sauve, car dans le même temps, le groupe néerlandais se débat avec l'usine Fralib, située à Gémenos (Bouches-du-Rhône), qui est actuellement bloquée par ses salariés. Unilever a décidé de fermer ce site, qui fabrique les thés Lipton et les infusions Eléphant.

Cent trente quatre des cent quatre vingt deux salariés de l'usine ont été licenciés le 2 septembre sur l'autel de la compétitivité. La justice vient d'ordonner aux salariés de libérer l'accès à l'usine.

Le problème de la France, c'est qu'il y a aujourd'hui plus de Fralib, que de Compiègne. Ce cas précis ne doit pas laisser la place aux illusions sur l'avenir industriel de la France.

Les rapports sur la compétitivité du pays s'empilent, les préconisations vont souvent dans le même sens, mais la volonté politique elle se fait attendre pour redonner de l'attractivité à nos usines. Face à ces atermoiements, le ralentissement de la croissance qui s'annonce va à coup sûr constituer une nouvelle mise à l'épreuve du site France.

 

Un article de Stéphane Lauer, publié par Le monde

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

........

 

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : Stéphane Lauer

Source : lauer.blog.lemonde.fr