Chasse aux phoques : une observatrice témoigne - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 13/02/2011 à 21h07 par Jacques.


CHASSE AUX PHOQUES : UNE OBSERVATRICE TÉMOIGNE

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Depuis des décennies, le gouvernement canadien, les chasseurs et l'industrie de la fourrure nous assurent que la chasse commerciale du phoque se fait sans cruauté ni violence.

Pourtant, de nombreux observateurs ayant assisté à cette plus grande tuerie de mammifères au monde témoignent de l'horreur qu'ils ont vu. Ils en reviennent bouleversés et militent par la suite pour que cette chasse commerciale prenne fin.

Le sénateur canadien MacHarb, après des séjours d'observation, tente de passer une loi pour l'abolir. Le député Carl Schlyter lui aussi après avoir observé la chasse, en 2006,est retourné en Europe afin de mettre en place le boycott de l'Union Européenne contre tous les produits dérivés du phoque.

Voici un autre vibrant témoignage d'une observatrice.

Natalie M. a vécu aux Iles-de-la-Madeleine entre 1998 et 2001. Elle n'est pas originaire de l'endroit et n'y étais même jamais allée comme touriste avant d'y séjourner pour son travail. Natalie M. préfère taire le nom de son employeur puisqu'il n'y a aucun lien entre lui et ce témoignage qu'elle fait à titre strictement personnel.

Vous avez été témoin de la chasse aux phoques?

Oui. En mars 2001 j'ai eu l'occasion de voler à bord d'un hélicoptère de la Garde Côtière. Nous avons survolé la banquise ainsi que la zone où se trouvaient les phoques pour ensuite se poser sur le brise-glace de la Garde Côtière. Peu de temps après, nous avons rejoint un groupe d'environ 4 ou 5 petites embarcations de chasseurs de phoques en pleine action.

Comment se comportait les chasseurs?

On m'avait déjà expliqué comment se passait cette activité mais la voir de mes propres yeux fût une expérience traumatisante. Les petits sont très lents et peuvent à peine se déplacer.

Ce sont donc eux que l'on tue devant les mères qui s'enfuient en hurlant. Une fois le petit isolé, il est facile de l'abattre à coup d'hakapik. Mais contrairement à ce qu'on m'avait dit, il ne suffit pas toujours d'un seul coup bien placé pour tuer l'animal sans souffrances.

Dans la hâte et la précipitation d'en tuer le plus grand nombre possible, j'ai vu des chasseurs frapper des phoques 2 et 3 fois de suite. Pendant tout ce temps, l'animal hurle et se débat.

Environ 4 ou 5 chasseurs se trouvaient à proximité autour du même groupe de jeunes phoques et il me semblait évident qu'il s'agissait presque d'un concours à savoir qui ramènerait le plus de peaux au quai à la fin de la journée. Car, à ce moment là, seule la peau les intéressait.

Le reste de l'animal était laissé sur place après avoir été dépecé directement sur la banquise à grands coups de couteaux. Lorsque j'ai vu un phoque qui bougeait encore en se faisant enlever la peau, j'ai quitté le pont d'où on observait la scène et je n'y suis plus retournée.

On m'a par la suite expliqué qu'il s'agissait probablement du « réflexe natatoire » et que l'animal était bel et bien mort au moment où il a été écorché mais jamais je n'oublierai cette vision d'horreur.

Quelle était l'atmosphère aux Iles-de-la-Madeleine pendant la chasse aux phoques?

L'atmosphère était à la fête car la chasse aux phoques est en quelque sorte le premier signe annonciateur que la saison de la pêche au homard approche. Selon mon observation personnelle, beaucoup de chasseurs de phoques sont des pêcheurs de homard et utilisent la même embarcation pour les deux activités.

Il s'agit pour eux de sortir de la torpeur de l'hiver et de remettre les bateaux à l'eau. Mais je les entendais aussi se plaindre constamment de la baisse du prix des peaux et des activistes de la défense animale qui selon eux, les empêchent de travailler et font du tort à leur réputation.

De plus, ils se plaignaient du peu de popularité de la viande de «loup marin » (c'est le nom qu'ils utilisent pour désigner le phoque). Pourtant, de l'aveu même de certains Madelinots, cette viande ne serait pas très bonne au goût.

Vous avez observé des phoques en dehors de la chasse?

J'ai eu la chance d'aller sur la banquise avec des touristes américains en 2001. Ce fût une expérience extraordinaire et inoubliable. L'immensité de la banquise, les centaines de phoques autour de nous, ce grand silence ponctué des cris des bébés qui ont faim.

Les mères qui entrent et sortent des trous dans la glace à la vitesse de l'éclair et qu'on peut voir nager. C'était tout simplement magique. La vision d'horreur des chasseurs n'a heureusement pas réussi à ternir ces précieux souvenirs.

Pour cette activité d'observation, des groupes de touristes viennent d'aussi loin que d'Europe et d'Asie. Peu de Madelinots et de québécois se paient ce luxe puisque les places sont extrêmement limitées et les journées où la température et les conditions de glaces permettent l'observation sont rares. Certains printemps, c'est tout à fait impossible.

Mais lorsque la saison est bonne, il s'agit d'une manne touristique non négligeable en cette saison normalement morte. Pendant que les touristes s'extasient sur la banquise et prennent des milliers de jolies photos, à quelques kilomètres de là, les chasseurs poursuivent leur besogne mais on s'assure que jamais les touristes ne posent leurs yeux sur les scènes de tueries.

J'étais confuse de voir le paradoxe de cette saison de chasse aux phoques. D'un côté l'horreur de la chasse et de l'autre, l'accueil chaleureux fait aux touristes fortunés, ces deux mondes ne se croisant jamais.

Quelle autre expérience avez-vous vécu parmi les phoques?

En été, au plus fort de la saison touristique, nous sommes allés voir de près une colonie de phoques et nager tout près d'eux au Corps Mort, nom donné à une petite île au large de Cap-au-Meules. On y va par groupe d'environ une douzaine de personnes sur un bateau de type zodiac.

Sur place, il y avait une centaine de phoques et nous avons pu nager avec palmes, masque et tuba parmi eux. Ils n'étaient pas du tout apeurés de notre présence et ma soeur a même pu en toucher un sous l'eau. Prenant une pause sur les rochers, au loin nous avons entendu des cris qui ont attiré notre curiosité.

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Auteur : Marjolaine Jolicoeur

Source : www.lepost.fr