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Cette actualité a été publiée le 26/03/2010 à 21h21 par Phil.


CHASSE AU PHOQUES ET LOBBYING DU CENTER FOR CONSUMER FREEDOM

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Chasse au phoques et lobbying du Center for Consumer Freedom

Un groupe de lobbying multimillionnaire et d'extrême-droite, le Center for Consumer Freedom, fait des campagnes médiatiques agressives contre les groupes de défense animale, dont la Humane Society des Etats-Unis.

Le Center for Consumer Freedom (CCF) fait présentement circuler un communiqué contre la HSUS, traduit en français et repris par Radio-Canada et d'autres médias, sans que les journalistes ne vérifient la crédibilité des auteurs.(1) Ce communiqué éclabousse au passage les groupes pour la défense animale qui s'opposent à la chasse aux phoques. 

Le procès qui doit avoir lieu contre la HSUS et dont parle le CCF n'a pourtant rien à voir avec la chasse aux phoques mais vise plutôt le milieu du cirque. Jusqu'à preuve du contraire, la HSUS est innocente. De plus, malgré les prétentions du communiqué de Radio-Canada, le Fonds International pour la protection des animaux (IFAW) n'est pas un partenaire de la HSUS, il n'existe aucun lien entre eux.

Qui est derrière ce Center for Consumer Freedom qui, malgré son nom, n'est aucunement un Centre pour la liberté du consommateur? Ce Centre est-il assez crédible pour s'attaquer à la réputation de la HSUS et à d'autres groupes de défense animale?

Les dirigeants du CCF, David Martosko mais aussi Richard Berman, sont deux lobbyistes américains. Berman est devenu multimillionnaire grâce à ses activités rémunérées par les industries du tabac, de l'alcool, du jeu ou de la viande.Depuis 1996, Berman a obtenu de la multinationale de tabac Philip Morris près de 3 millions $. En 2001 Mosanto lui a donné 200 000 $ afin qu'il mette en place des campagnes pour faire croire que les produits biologiques sont dangereux.Ce lobbyiste, surnommé Dr. Evil, empoche plus de 40 % des dons obtenus de ses patrons industriels - soit près de 1,62 million par année - pour orchestrer des campagnes de désinformation et de diffamation. Certains autres de ses revenus ou les noms de ses commanditaires ne sont pas publics et demeurent secrets.

Les tactiques d'intimidation de la CCF ne touchent pas que les militants pour la défense animale ou les écologistes, ces « extrémistes de l'environnement », selon Berman. La multinationale américaine de la viande Tyson Foods a payé Berman pour qu'il organise un lobbying politique afin que les employé(es) ne puissent avoir le droit de s'associer à des syndicats ou contre la hausse du salaire minimum. Berman et Martosko ont ouvert différents sites web haineux contre la HSUS mais aussi contre PETA, avec de l'argent provenant des multinationales de la viande ou du fast-food.   

Le CCF a aussi mis en place des campagnes médiatiques pour s'opposer à des médecins ayant fait le lien entre obésité et consommation de sucre, à des études scientifiques sur la toxicité du mercure dans le poisson pour les femmes enceintes ou à des mères militant contre l'alcool au volant. Quiconque critique les méfaits d'une industrie agroalimentaire, encourage des réformes visant les pauvres, les démunis, l'environnement ou la santé publique peut s'attirer les calomnies de ce groupe d'extrême-droite. 

La campagne de dénigrement du CCF contre les groupes de défense animale est une tactique financée par certaines multinationales et groupes industriels qui veulent avant tout garder la liberté de vendre leurs produits, sans aucun souci éthique ou environnemental. C'est auprès d'un tel Centre aux procédés douteux que les pro-chasse aux phoques – et certains médias - recueillent leurs informations, sans vérifier les sources ni la crédibilité de ses dirigeants, David Martosko  ou Richard Berman.

Au lieu de dénigrer le mouvement pour la défense animale en les accusant de désinformation et de propagande dans le dossier de la chasse aux phoques, il y aurait lieu de s'interroger sur les motivations mercantiles du Center for Consumer Freedom et de ses liens occultes avec certaines multinationales. Ce groupe de lobbying peut affirmer n'importe quoi sur n'importe qui à condition qu'il soit payé à coups de millions par ses patrons industriels.

1) http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2010/03/22/006-chasses-phoques.shtml (2) http://en.wikipedia.org

Source : Le Post

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