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Changer le système pour sauver la planète - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 29/09/2010 à 01h14 par Lo de Bodinat.

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Changer le système pour sauver la planète


Peut-on résorber la crise environnementale sans changer le mode de production?

Elle devait être celle de la dernière chance: elle fut celle de la débandade. En décembre 2009, la Conférence internationale sur le climat s'achevait dans le chaos, laissant derrière elle l'odeur inopportune de l'échec cuisant.

La faute aux États-Unis et à la Chine, a-t-on dit, lesquels ont refusé de céder du terrain sur leurs intérêts propres. Ce n'est pas faux. Mais limité, s'il s'agit de résumer la bataille qui s'est jouée dans la capitale danoise par un bras de fer économique entre deux grandes puissances. Car derrière les chiffres – ceux des températures, ceux des émissions de CO2 et même ceux des finances – s'incarne une autre question: qui possède quoi sur cette terre?

Les pays du Nord se sont développés en colonisant l'espace atmosphérique commun à grands coups de gaz à effet de serre (GES), dénoncent ceux du Sud.

À l'aproche de la prochaine conférence sur le climat, en décembre à Cancun, ils bataillent pour une reconnaissance d'une "dette climatique", laquelle obligerait les puissances industrialisées à réparer financièrement les dégâts et à céder aux pays les plus pauvres leur "part" de CO2 encore disponible.

Le principe interroge les modes de production et de consommation occidentaux. Il questionne également l'idée de biens communs, aujourd'hui exclue d'un système économique mondial où tout s'achète et tout se vend. Même la Terre, ses ressources et leur préservation.

Un hectare d'agrocarburants vaut-il plus cher qu'un hectare de blé? On choisit le premier au détriment du second. Les droits d'émissions de CO2 doivent être limités? Plutôt que de les partager, on les place sur un marché où le carbone prend valeur monétaire. La biodiversité est menacée? On lui accole un prix, afin d'évaluer ce qui, de la protéger ou de la laisser filer, est le plus rentable.

Les risques de catastrophes eux-mêmes se mesurent au regard d'un raport qualité-prix. La marée noire dans le golfe du Mexique est venue le rappeler. Alors que les forages en eaux profondes poussent l'ingénierie à la limite de ses capacités techniques, on les poursuit en pariant non pas sur un risque zéro, dont on sait qu'il n'existe pas. Mais sur le fait que les bénéfices tirés du pétrole resteront plus élevés que les coûts – y compris humains – induits par un accident.

«Changer le système, pas le climat», tel fut le slogan du contre-sommet de Copenhague, organisé en marge de la Conférence de l'ONU... Avec, induite, une autre question: de la définition de l'eau comme bien commun de l'humanité aux mouvements de réapropriation des terres, quels sont les leviers aujourd'hui disponibles pour dessiner l'esquisse d'un nouveau modèle de développement?

SOS-planete

Auteur : Marie-Noëlle Bertrand

Source : www.humanite.fr

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