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Cette actualité a été publiée le 11/03/2010 à 11h31 par Tanka.


CHANGEMENTS CLIMATIQUES - L'ONU FAIT VALIDER LES MÉTHODES DU GIEC

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Changements climatiques - L'ONU fait valider les méthodes du GIEC

Porté aux nues en 2009 avec un prix Nobel de la paix, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) est devenu le champ de bataille entre «climatosceptiques» et «réchauffistes» après les «climategate», «himalayangate» et «amazonegate». Ces campagnes de dénigrement ont fait les choux gras des blogues et de la presse à sensation en Angleterre et aux États-Unis sans pour autant miner la réalité du réchauffement climatique auprès des gouvernements.

Dans l'espoir d'enrayer les dommages infligés depuis quelques mois à la crédibilité du GIEC par différentes révélations sur des erreurs et des faiblesses de son système de révision scientifique, l'ONU a décidé hier de demander un examen critique des processus scientifiques de son organe scientifique au Conseil interacadémique (InterAcademy Council).

Ce dernier regroupe aux Pays-Bas des représentants des grandes académies scientifiques de la planète, qui font autorité par leur compétence et leur indépendance.

Mais cette révision des méthodes de travail du GIEC ne suppose aucune remise en question du réchauffement climatique et de la responsabilité des humains, a affirmé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

«Que ce soit bien clair, a-t-il déclaré à l'AFP, la menace posée par le changement climatique est réelle. Rien de ce qui a été affirmé ou révélé dans les médias récemment ne modifie le consensus scientifique de fond sur le réchauffement du climat.»

Le panel d'experts que le Conseil interacadémique mettra sur pied verra à améliorer les règles de transparence et les méthodes de travail du GIEC, l'exactitude et de l'objectivité de ses analyses et optimiser la manière de réduire au minimum les risques d'erreurs.

L'ONU n'est pas la seule à penser que le choc des derniers mois entre la culture des blogues et les cercles scientifiques n'ébranle aucunement la réalité du réchauffement du climat, confirmé par des observations de plus en plus nombreuses, validé par des analyses plus consensuelles d'une année à l'autre et projetées dans l'avenir avec une précision qui croît au rythme des progrès de l'informatique.

Ainsi, prenant le contre-pied de la campagne orchestrée par les climatosceptiques, l'Association américaine pour l'avancement des sciences a confirmé le 20 janvier, à l'issue d'un colloque international, que les quelques erreurs détectées dans certaines études révisées par le GIEC ont été exagérées et n'invalidaient aucunement la somme des observations concomitantes consignées dans des milliers d'autres études.

«Climategate» et cie

Fin novembre, des pirates informatiques toujours non identifiés pillent 1703 courriels dans les dossiers de la division de recherches sur le climat de l'Université d'East Anglia en Grande-Bretagne. Ces pirates, toujours recherchés, publient des courriels dans lesquels des chercheurs font état de leurs réserves sur l'intégration de données de natures différentes sur l'évolution du climat. Les adversaires du GIEC y voient aussitôt la «preuve» que l'accélération récente du réchauffement est une imposture montée de toutes pièces par des chercheurs manipulateurs.

Le refus répété de ces chercheurs de dévoiler les données à la base de leurs analyses est d'autre part considéré par les sceptiques comme la preuve de la fausseté de leurs conclusions. Les chercheurs, qui répondaient aux demandes de précisions il y a quelques années, voient désormais dans l'inondation de demandes dont ils sont l'objet un véritable harcèlement. Plusieurs refusent désormais de jouer le jeu des climatosceptiques qui, disent-ils, ne font aucune recherche mais se spécialisent dans la déformation de leurs conclusions.

L'Académie royale des sciences de Grande-Bretagne est en train de réviser toute l'affaire pour voir s'il y a eu manipulation. Au coeur de cette polémique, deux dossiers à divergences multiples, comme il en naît dans toute révision et discussion entre pairs, le coeur de la démarche scientifique.

Certains sceptiques remettent en question des séries de mesures sur l'évolution du climat parce que le nombre de stations de mesures en Chine a été réduit, donnant la priorité à celles des villes où les températures sont plus élevées. Mais s'il y a là un flottement, il n'invalide aucunement un réchauffement confirmé de cent autres manières, notamment par les satellites et les relevés dans les océans.

Par Louis-Gilles Francoeur - Source : ledevoir.com


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