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Cette actualité a été publiée le 19/06/2010 à 11h33 par Tanka.


CHANGEMENT CLIMATIQUE : RÉSULTATS DU PROJET CLIMATOR

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Changement climatique : Résultats du projet Climator

Changement climatique sur les systèmes agricoles et forestiers : Résultats du projet Climator

Présentation des résultats du projet Climator : Elaborer des outils et produire des références pour analyser l'impact du changement climatique sur les systèmes agricoles et forestiers.

Les résultats du projet Climator ont été présentés lors du colloque de clôture, co-organisé par l'INRA et Arvalis-Institut du végétal, qui s'est tenu à Versailles les 17 et 18 juin 2010. D'une durée de 3 ans, ce projet a fourni des méthodes pour analyser l'impact d'un changement climatique sur des systèmes agricoles et forestiers variés, et produit des résultats synthétisés dans un Livre Vert.

S'ils ne concluent pas à un impact uniforme sur les cultures, les chercheurs montrent que l'augmentation de la température et de la concentration en CO2, et la diminution des précipitations auront une influence sur plusieurs facteurs déterminants pour les cultures, les forêts et l'environnement (alimentation des nappes phréatiques en particulier).

Réchauffement, modification de la pluviométrie, augmentation de la concentration en CO2 de l'atmosphère : autant de phénomènes au coeur du changement climatique qui sont susceptibles de modifier, positivement ou négativement, la productivité des cultures et des forêts, et par la suite l'occupation des sols. Ces évolutions sont déjà perceptibles dans les calendriers agricoles : anticipation des dates de floraison des arbres fruitiers et des vendanges, et sont mises en avant pour expliquer la stagnation des rendements du blé.

Cependant l'hétérogénéité spatiale des bouleversements climatiques annoncés et la diversité des plantes cultivées, rendent impossible tout pronostic généraliste.

Un exercice de projections basé sur la modélisation

Le travail réalisé au sein du projet Climator est basé sur des hypothèses, devant tenir compte d'un ensemble d'incertitudes. L'agriculture y est représentée par des systèmes de grande culture, des systèmes prairiaux, la vigne et la forêt avec des niveaux de pratiques et des choix variétaux extrêmes (pluvial/irrigué, conventionnel/biologique, cycles longs/cycles courts, monocultures/rotations). Pour appréhender la diversité des climats français, 13 sites répartis sur l'ensemble du territoire français, ont été choisis, dont un situé en moyenne montagne et un autre en Guadeloupe.

Les résultats ont été obtenus en enchainant des simulations climatiques à l'échelle globale puis régionale avec des modèles agronomiques et forestiers. Deux périodes d'intérêt ont été simulées : le futur proche (2020-2049) et le futur lointain (2070-2099) en référence à une période de passé récent (1970-1999). L'hypothèse économique et démographique du monde de demain, qui fournit l'évolution future de l'émission des gaz à effet de serre, introduite dans le modèle global de climat, est, en standard, le scénario A1B du GIEC (forte croissance économique et pic démographique en 2050 aboutissant à 700 ppm de concentration en CO2 dans l'atmosphère à la fin du XXI° siècle, malgré une baisse des émissions mondiales à partir de 2050).

Cependant ces modèles ne sont pas parfaits puisque la connaissance des systèmes climatiques et agricoles est imparfaite.

Pour cerner cette erreur plusieurs méthodes ou modèles ont été utilisés en parallèle que ce soit au niveau climatique, comme au niveau agronomique, considérant ainsi que chaque modèle est un point de vue sur la réalité complexe.

Des différences régionales et locales importantes

D'après les modèles, le changement climatique se traduira non seulement par une augmentation de température (de 1,6°C à 3°C selon le lieu et la période de temps considérée), mais également par une diminution des précipitations, surtout au printemps et en été et dans le Sud-ouest.

Les simulations effectuées indiquent que cette modification du climat ne provoquera pas une évolution univoque dans les 13 sites étudiés : ni dégradation, ni amélioration généralisée. Les résultats montrent une grande spécificité des sites et/ou des cultures dans leur réponse au climat. En revanche différents facteurs qui ont une incidence certaine sur ces cultures seront sensiblement modifiés : bouleversement des stades de croissance de la plante, disponibilité des ressources en eau, disponibilité thermique accrue, santé des plantes.

Des évolutions favorables...

L'augmentation de la température constitue une opportunité pour pouvoir cultiver des espèces estivales, comme le maïs, le sorgho ou le tournesol, dans le nord de la France et en moyenne montagne, de même que pour étendre la zone de culture de la vigne ou modifier les cépages. L'accélération des rythmes de croissance des plantes permettra aux cultures d'hiver, et en particulier aux céréales, d'échapper, en partie, aux stress hydriques et thermiques de fin de cycle.

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Auteur : INRA

Source : www.newspress.fr