Ces femmes prix Nobel de la paix - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/10/2011 à 15h53 par Kannie.


CES FEMMES PRIX NOBEL DE LA PAIX

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Ces femmes prix Nobel de la paix

Seules douze femmes avaient reçu le prix Nobel de la paix en 110 ans d'existence. La dernière en date étant l'écologiste kenyane Wangari Maathai, récemment décédée (voir lien plus bas)
 

Jusqu'alors, seules douze femmes s'étaient vues décerner le prix Nobel de la paix depuis sa création en 1901. Mais aujourd'hui, coup de théâtre, le prix a été attribué conjointement à trois femmes. Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia et sa compatriote pacifiste, Leymah Gbowee, ainsi que Tawakkul Karman, Yéménite, ont été récompensées pour "leur lutte non violente en faveur de la sécurité des femmes et de leurs droits à participer au processus de paix".

Retour en arrière :

Bertha Von Suttner. Cette comtesse autrichienne fut la toute première lauréate du Nobel de la paix, en 1905. Récompensée pour son engagement pacifiste, elle publia en 1889 Die Waffen Nieder !, l'histoire d'une jeune femme qui perd son époux dans la guerre austro-italienne, qui rencontra un immense succès. En 1891, elle fonda la Société autrichienne des amis de la paix et fut nommée vice-présidente du Bureau international de la paix. Bertha Von Suttner est morte en 1914, une semaine avant l'attentat de Sarajevo, l'événement déclencheur de la première guerre mondiale.

Jane Addams. La lauréate du Nobel de la paix de 1931 –qu'elle partage avec Nicholas Murray Butler- est une Américaine, créatrice de l'Aide sociale publique aux États-Unis. Jane Addams a combattu la pauvreté et s'est engagée en faveur de la paix, de l'éducation et des femmes. Contemporaine et amie d'Emily Greene Bleach, elle présida le Congrès de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, qui, en 1915, réunit les représentantes de pays ennemis et posa les jalons de la future Société des Nations. Elle est morte à Chicago en 1935.

Emily Greene Balch. Cette Américaine reçut le prix Nobel de la paix en 1946. Secrétaire de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté entre 1919 et 1922, elle lutta avec acharnement pour la cause féministe et pacifiste. Brillante professeur de sociologie et d'économie, Emily Greene Balch perdit son poste en raison de son opposition à l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1917.

Betty Williams et Mairead Corrigan. Ces deux Nord-Irlandaises, -l'une protestante, l'autre catholique- originaires de Belfast, furent toutes deux lauréates du Nobel de la paix en 1976. En août 1976, elles sont témoins de la mort de trois enfants, renversés par la voiture d'un membre de l'IRA abattu par la police. Mairead Corrigan est la tante des enfants tués. Dans la foulée, elles réunirent dans plusieurs manifestations des dizaines de milliers de femmes, catholiques et protestantes, et formèrent le Mouvement des femmes pour la paix d'Irlande du Nord.

Mère Teresa. Née en 1914, Agnes Gonxha Bejaxhiu, d'origine albanaise, a à peine 18 ans quand elle décide de devenir missionnaire. Surnommée Sainte-Marie des bas fonds, elle passe une grande partie de sa vie à aider les miséreux de Calcutta. Elle fonde en 1950 la Congrégation des missionnaires de la charité. Le Comité du Nobel de la paix lui décerne le prix en 1979. Béatifiée par Jean-Paul II en 2003, elle s'est éteinte à Calcutta en 1997.

Alva Myrdal. Cette Suédoise fut ministre, ambassadeur et la première femme à diriger le ministère des Affaires sociales au Secrétariat de l'ONU. Lauréate du Nobel en 1982, Alva Myrdal a été récompensée pour son action en faveur du désarmement, qu'elle a promu par les écrits et les actes. En pleine Guerre Froide, elle représenta la Suède à la conférence des Non-alignés et tenta d'amener l'URSS et les États-Unis sur la voie du désarmement.

Aung San Suu Kyi. Arrêtée par la junte militaire en 1989, la fille du leader de la libération birmane fut assignée à résidence jusqu'en 1995, bien que son parti ait largement gagné les élections en 1990. Aung San Suu Kyi a reçu le prix Sakharov et le Nobel de la paix en 1991. La junte n'a cessé de lui rendre la vie impossible, l'empêchant de rendre visite à son mari mourant ou de voir ses enfants. À nouveau assignée à résidence de 2005 à 2010, la dame de Rangoon est toujours aujourd'hui leader de l'opposition démocratique.

Rigoberta Menchu. Elle fut la plus jeune lauréate du prix Nobel de la paix. Cette Guatémaltèque de 33 ans, originaire de l'ethnie maya des Quichés, fut récompensée en 1992 pour son rôle de porte-parole des Indiens opprimés. Rigoberta Menchu n'apprit l'espagnol qu'à l'âge de 20 ans et perdit une grande partie de sa famille dans les combats qui opposèrent les Indiens au gouvernement militaire du Guatemala. Elle s'est présentée deux fois, sans succès, à l'élection présidentielle.

Jody Williams. Fervente opposante à l'interventionnisme américain en Amérique centrale, cette professeur américaine, née en 1950, reçut le prix Nobel de la paix en 1997 pour sa campagne internationale contre les mines antipersonnel terrestres. Jody Williams est aujourd'hui membre, tout comme Betty Williams et Mairead Corrigan (prix Nobel en 1976), du Tribunal Russel pour la Palestine.

Shirin Ebadi. Cette avocate iranienne, née en 1947, a reçu le Nobel en 2003, pour ses actions en faveur de la démocratie et des droits de l'Homme en Iran. Dans un monde troublé par les conséquences du 11 septembre 2001, elle fut la première femme musulmane à recevoir ce prix. Malgré les intimidations des ultraconservateurs du régime, elle n'a cessé de militer. Depuis la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009, Shirin Ebadi est en exil forcé et n'a pu revenir en Iran.

Wangari Maathai. Cette Kenyane est la dernière femme en date à s'être vue décerner le prix Nobel de la paix. C'était en 2004, pour son engagement en faveur de la protection de l'environnement. Un cancer a emporté Wangari Maathai le 25 septembre dernier, à l'âge de 71 ans. Lire à son sujet

 


 

Ellen Johnson Sirleaf, à gauche du cliché, est la première femme élue présidente d'un État africain, le Liberia, en 2005. Elle a oeuvré à la reconstruction du pays, ravagé par la guerre civile. Sa compatriote, Leymah Gbowee, au centre, a été récompensée pour son travail de mobilisation des femmes, de toutes ethnies et religions, pour mettre fin à la guerre civile et garantir leur participation aux élections. Issue d'un autre continent, la troisième lauréate, la Yéménite Tawakkul Karman, a été distinguée pour avoir agi en faveur de la paix, la démocratie et des droits des femmes avant et pendant le « printemps arabe » -en 2011 donc.

 

Un article publié par madame.lefigaro.fr

 





Auteur : Le Figaro

Source : madame.lefigaro.fr

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