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Cellules souches : les impératifs de la science - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 09/04/2011 à 00h53 par Kannie.

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Cellules souches : les impératifs de la science

 
Voilà donc les parlementaires une nouvelle fois invités à trancher un de ces débats essentiels où la science le dispute à la morale et à l'Eglise, où le progrès médical semble en contradiction avec le respect de la dignité humaine.

Voilà donc ce débat relancé, à l'occasion de l'examen par le Sénat, le 7 avril, des lois de bioéthique et des dispositions concernant la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Depuis la précédente révision des lois de bioéthique, en 2004, la France est dotée d'un des arsenaux les plus rigoureux, pour ne pas dire restrictifs, en matière de science du vivant. Au nom du respect de la dignité humaine, et donc de l'embryon, la recherche sur les cellules souches est en principe interdite. Seules des expérimentations sont autorisées, sous le strict contrôle de l'Agence de la biomédecine. Depuis 2006, cette agence a ainsi accordé 122 autorisations à 35 équipes pour conduire des recherches fondamentales sur des cellules embryonnaires.

Lors de l'examen en première lecture du nouveau texte actualisant les lois de bioéthique, au début de l'année, l'Assemblée nationale avait maintenu ce dispositif, défendu par le gouvernement. La commission des affaires sociales du Sénat propose, aujourd'hui, de le modifier : elle a adopté un amendement qui lève le principe d'interdiction des recherches sur l'embryon et prévoit un système d'autorisation encadrée.

Quelle que soit l'attitude des sénateurs en séance publique, puis celle des députés quand ce texte reviendra devant eux en seconde lecture, cet amendement sénatorial est très significatif. D'une part, il confirme les avis convergents exprimés sur le sujet, depuis deux ans, par le Conseil d'Etat, le 7 mai 2009, puis par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. L'un et l'autre recommandaient un régime d'autorisation encadrée.

D'autre part, il donne, pour la première fois, raison aux scientifiques. Depuis des années, ceux-ci déplorent la frilosité du législateur français en la matière ; ils s'inquiètent des handicaps dont souffrent les laboratoires français par raport à leurs concurrents étrangers, notamment britanniques, dans les recherches très prometteuses contre les maladies génétiques ou dégénératives.

Au-delà des crispations et des postures - les uns dénonçant volontiers les lobbys conservateurs de l'Eglise catholique, les autres fustigeant les diktats aveugles des scientifiques et, au-delà, des laboratoires pharmaceutiques -, on peut, on doit espérer qu'il est possible de marier la raison et la sagesse. Ou, pour le dire autrement, le progrès scientifique et le respect de règles éthiques fondamentales.

A cet égard, les scientifiques restent les mieux placés pour évaluer les marges de souplesse dont ils ont besoin pour faire avancer la recherche. Ils ne sauraient le faire hors du contrôle légitime des autorités morales et politiques, ce qu'ils admettent parfaitement, d'ailleurs. Mais ils ne sauraient en être empêchés, sauf à enfermer la science française dans l'impasse.

 

Un article publié par Le Monde

 

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Source : www.lemonde.fr

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