Ce que nous avons à craindre au XXIe siècle : les guerres de l'eau - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 24/11/2011 à 15h05 par Fred.


CE QUE NOUS AVONS À CRAINDRE AU XXIE SIÈCLE : LES GUERRES DE L'EAU

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Ce que nous avons à craindre au XXIe siècle : les guerres de l'eau

 
Loin de la crise financière, ce qui causera notre perte sera sans doute l'accès aux ressources naturelles. Une bataille qui effraie Yves Paccalet, écologiste, même lorsqu'il se trouve dans des cadres paradisiaques.

La mort de Danielle Mitterrand – vaillante et obstinée combattante du droit universel à l'eau – me remet en mémoire ce texte écrit en 1981, lors de la mission Cousteau durant laquelle nous descendîmes le Nil...

Un frisson d'eau sur de la mousse... Je me trouve à la source du Nil Bleu, en Éthiopie à 2 900 mètres d'altitude. L'endroit fut découvert par un jésuite portugais, le père Paez, puis retrouvé en 1770 par l'Écossais James Bruce.

Le torrent du Petit Abbai dévale la pente, devient rivière et se jette dans le lac Tana, dont s'échappe le Nil Bleu. Le fleuve taille son chemin. Soudain, la terre cède sous son ventre et il tombe de cinquante mètres de hauteur en lançant dans l'air un fabuleux nuage : telles sont les chutes Tissisat, la "Fumée sans feu"...

À Khartoum, le Nil Bleu rejoint son jumeau, le Nil Blanc. Les frères réunis entament la prodigieuse traversée du Sahara qui fait du Nil le roi des fleuves. L'eau du pharaon. La source de notre Histoire...

L'eau du Nil entretient la vie dans le quart nord-est de l'Afrique. Qui en est "propriétaire", parmi les 150 millions d'habitants de son bassin ?

Est-ce le fellah du Soudan ou d'Égypte, le citadin de Khartoum ou du Caire ? Faut-il qu'elle produise de l'électricité au barrage d'Assouan ? Elle manque, en tout cas.

Le fleuve n'apporte pratiquement plus aucune substance à la Méditerranée ; les deux branches de son delta, Damiette et Rosette, sont à sec.

Je crains que le XXIe siècle ne voie se multiplier les batailles de l'eau.

Celle du Jourdain appartient-elle aux Israéliens, aux Palestiniens ou aux Jordaniens ? Celle de l'Euphrate ira-t-elle aux Turcs, aux Syriens ou aux Irakiens ? Celle du Colorado aux Américains ou aux Mexicains ? Et celle du Mékong ? Ou de l'Amour ? Ou du Paraguay ? Ou de l'Amazone ?

Dans la paix biblique des montagnes d'Éthiopie, je ne vois pas s'avancer la merveilleuse reine de Saba de mes rêves, mais le spectre des prochaines guerres de l'eau.

Sans la sagesse des hommes, le Nil n'aura plus qu'une seule couleur : le rouge. Sang !

 


 

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Un article de Yves Paccalet, publié par leplus.nouvelobs.com

 

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Auteur : Yves Paccalet

Source : leplus.nouvelobs.com