Catastrophe écologique sur un grand fleuve du Maroc (vidéo) - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/08/2011 à 16h39 par Kannie.


CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE SUR UN GRAND FLEUVE DU MAROC (VIDÉO)

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Catastrophe écologique sur un grand fleuve du Maroc (vidéo)

 

Depuis le 15 juillet, des milliers de cadavres de poissons infestent les eaux de la Moulouya, un fleuve de 600 km situé dans le nord-est du Maroc. Des analyses sont en cours mais les défenseurs de l'environnement jettent l'opprobre sur une raffinerie de sucre qu'ils accusent de "crime écologique".

Alertées par la population, les associations locales de défense de l'environnement, regroupées au sein du collectif "Ecolo plateforme du Maroc du nord", lancent un cri d'alerte. La faune de la Moulouya, un fleuve dont l'embouchure est classée site d'intérêt biologique et écologique (ou SIBE, une zone géographique protégée du Maroc), est en voie d'extinction. Sur plusieurs dizaines de kilomètres dans la province de l'Oriental (nord-est), des poissons morts jonchent les côtes, un spectacle nauséabond que montrent de nombreuses vidéos.

 

 

Des agents de la gendarmerie royale ont fait des prélèvements qui sont actuellement à l'étude dans leur laboratoire à Rabat. Nous attentons les résultats des analyses et si Sucrafor est bien à l'origine de la catastrophe, nous mènerons l'affaire devant les tribunaux. Mais en attendant, les riverains de la Moulouya sont très inquiets. N'ayant aucune information, les paysans n'ont pas irrigué leurs parcelles craignant que l'eau du fleuve ne contamine les cultures de melons et de pastèques, prédominantes dans la région. Et ce n'est pas tout. Des paysans nous ont dit que leurs brebis étaient mortes après avoir bu l'eau de la Moulouya.

"Je vois cette catastrophe comme un test pour le roi et sa nouvelle Constitution"

En tant que défenseur de l'environnement, je vois cette catastrophe comme un test pour le roi et sa nouvelle Constitution qui a élargi les droits environnementaux de ses sujets. L'écologie est un concept vraiment nouveau dans le monde politique marocain. C'est devenu une mode mais qui ne change rien à la réalité. Les deux partis écologistes du pays restent silencieux sur cette affaire.

Il existe aussi un ministère en charge de ces questions, mais sa dénomination est assez comique : c'est le ministère de l'Energie et de l'Environnement [ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement] et il est plus actif dans son premier domaine de compétence !

Lors de son discours, le roi a insisté sur le retard que le Maroc avait à rattraper pour respecter les Conventions internationales dont il est signataire. Je pense ici à la Convention de Ramsar [C'est la Convention sur les zones humides d'importance internationale, en vigueur depuis 1975, a été signée par le Maroc en 1981. Il s'agit d'un traité international qui vise à respecter la conservation des ressources en eaux des pays signataires].

Pour sauver la Moulouya, nous attendons que le roi fasse l'arbitrage au nom de la nouvelle constitution, si les autorités compétentes restent passives face à cette affaire."

 

Ce billet a été rédigé par Najib Bachiri, avec la collaboration de Peggy Bruguière, journaliste à FRANCE 24

 

Notre Association défend les droits de l'Homme et de toutes les espèces vivantes. Elle est APOLITIQUE !
 

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Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Najib Bachiri

Source : observers.france24.com