Catastrophe de Bhopal, quelques enseignements après un quart de siècle - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/12/2009 à 02h46 par Michel95.

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Catastrophe de Bhopal, quelques enseignements après un quart de siècle

Information recueillie par Michel95

Depuis la catastrophe de Bhopal il y a 25 ans et qui aura marqué l'histoire de la société industrielle, les victimes demandent toujours reconnaissance d'un droit à la santé et à vivre dans un environnement sain, sans ce site qui continue de polluer.

Il y a 25 ans, dans la nuit du 3 au 4 décembre 1984, une fuite de gaz très toxique et mortel contenant entre autre du méthylisocyanate (MIC) est survenue dans l'usine de pesticides de Bhopal, capitale de l'Etat du Madhya Pradesh en plein centre de l'Inde.

Les 500.000 habitants des bidonvilles les plus proches ont été les plus touchés.

Selon Amnesty International, cette catastrophe a empoisonné plus d'un demi million de personnes et occasionné la mort de 7.000 à 10.000 personnes, dont 8.000 la nuit même. 25 ans après les faits, le désastre chimique continue ses ravages dans la population.

15.000 autres personnes sont mortes dans les vingt ans qui ont suivi et plus de 100.000 personnes continuent de souffrir de problèmes de santé.

En cette année 2009, l'ONG internationale fait de la catastrophe de Bhopal une priorité de sa campagne ''Exigeons la Dignité''. Pas en France.

Le principe pollueur-payeur non assumé

Cette usine de pesticides appartenait alors à l'américaine Union Carbide Corporation (UCC).

Avant la catastrophe, elle était connue pour ses défaillances en matière de sécurité, eu égard notamment aux risques présentés par les conditions de stockage des produits chimiques (des milliers de tonnes entreposées dans et autour de l'usine depuis son installation).

En vain pourrait on croire, étant donné la catastrophe de 1984, suivie d'un nouveau rapport d'expertise qui fera conclure au PDG d'UCIL (Union Carbide India Limited), Warren Anderson, que l'usine fonctionnait ''apparemment sans aucun respect des règles de sécurité'' (20 mars 1985) ? ''

Mais la multinationale n'aurait-elle pas cherché de la sorte à dégager sa responsabilité '', interroge Dominique Allan Michaud, chercheur au centre BioGéo UMR CNRS-ENS et président du Réseau Mémoire de l'Environnement 1.

Warren Anderson, âgé de plus de 80 ans, est toujours sous mandat d'arrêt international en Inde.

Le principe pollueur-payeur dans les lois nationales américaine et indienne établit que le pollueur, plutôt que les agences publiques ou les contribuables, devrait être tenu pour responsable des pollutions de l'environnement dans son intégralité.

C'est ce qu'ont rappelé 27 membres du Congrès américain dans une lettre adressée en juin dernier au président de Dow Chemicals, maintenant maison-mère d'UCC.

Ils demandent expressément à Dow Chemical d'accepter la demande de réhabilitation médicale et économique des survivants de la tragédie de Bhopal, et qu'elle procède à la dépollution du sol et des nappes phréatiques contaminées par l'usine.

D'autant qu'en 2002, la compagnie a provisionné 2,2 milliards de dollars pour permettre à UCC de gérer le passif de l'amiante aux Etats-Unis.

''Au moment où votre compagnie a acquis Union Carbide, les survivants de Bhopal, ceux qui les soutiennent et les actionnaires de Dow ont mis en garde Dow Chemicals contre cette acquisition, à cause de ses obligations en suspens.

En tant que maison-mère de Union Carbide, Dow Chemicals porte la responsabilité des obligations de Union Carbide'', écrivent-ils.

Mais la firme américaine s'est une nouvelle fois dégagée de toute responsabilité, arguant qu'elle n'a jamais ni possédé ni exploité l'usine.

Pour cette compagnie, l'affaire est close depuis 1989, date à laquelle UCC a conclu avec le Gouvernement indien une indemnisation de 470 M$ pour les dommages causés par la fuite de gaz mortelle et le transfert de responsabilité de ce qui reste de l'usine au gouvernement de l'Etat du Madhya Pradesh.

Dow Chemicals a acquis des actions d'UCC en 2001, sept ans après qu'UCIL devienne Eveready Industries India Ltd, et alors que UCC n'avait plus d'actifs en Inde.

En Inde, il existe justement un différent en cours d'instruction judiciaire entre Eveready Industries India Ltd et l'Etat du Madhya Pradesh concernant la propriété d'UCIL.

''La question des eaux souterraines du site de Bhopal s'adresse mieux au gouvernement de l'Etat du Madhya Pradesh, qui est propriétaire du site et est responsable du nettoyage de ses activités'' a récemment déclaré Tomm F. Sprick, porte-parole d'UCC à l'agence Associated Press, en précisant que le gouvernement indien a toutes les informations sur la toxicité des produits chimiques impliqués dans la fabrication du MIC.

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