Casser du verre pour comprendre les changements climatiques - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 31/12/2010 à 19h05 par Tanka.


CASSER DU VERRE POUR COMPRENDRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Casser du verre pour comprendre les changements climatiques

Les chercheurs devront-ils reprogrammer leurs ordinateurs? Une découverte concernant la poussière pourrait bousculer les études sur les changements climatiques.

On sait que les poussières jouent un rôle important dans les variations de température de la planète. Certaines particules reflètent la lumière du Soleil, empêchant sa chaleur de nous parvenir, alors que d'autres l'emprisonnent, contribuant au réchauffement de la Terre.

Or, le Centre national d'études atmosphériques (NCAR) aux États-Unis a dévoilé une étude permettant de déduire qu'il y a beaucoup plus de poussière dans l'atmosphère qu'on ne le croyait. Les scientifiques sont arrivés à cette conclusion... en cassant du verre.

Les chercheurs savent depuis longtemps que certains objets cassants, tels que le verre, la roche ou même des noyaux nucléiques, se fracturent selon des modèles prévisibles. Cette notion est connue sous le nom « d'invariance d'échelle » ou « autosimilarité ».

Jasper Kok, chercheur au NCAR a eu l'intuition qu'il serait possible d'utiliser les formules mathématiques des modèles de fracturation pour estimer le nombre de particules de poussière dans l'atmosphère et leur taille.

En remontant à une étude météorologique des années 80, qui mesurait la distribution et la taille de particules sur des terres arides, il s'est rendu compte que les résultats concordaient avec les formules mathématiques de la fracturation du verre.

« L'idée que tous ces objets volent en éclat de la même façon est une chose magnifique en fait. C'est une façon pour la nature de créer de l'ordre dans le chaos », affirme Jasper Kok.

En recalculant la quantité de poussière présente dans l'atmosphère selon ce modèle, le scientifique est arrivé à la conclusion qu'il y en avait beaucoup plus que ne le laissaient croire les modèles climatiques actuels.

L'étude pourrait aussi rendre plus précises les prévisions météo, puisque les particules de poussière influent également sur les nuages et les précipitations.

Devenez lanceur d'alertes

Combat pacifique pour la Vie





Auteur : Radio-Canada.ca avecScience Daily

Source : www.radio-canada.ca