Carcassonne. Il invente le kilo de légumes à 1 euro - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/09/2010 à 19h30 par Jacques.


CARCASSONNE. IL INVENTE LE KILO DE LÉGUMES À 1 EURO

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Ce n'est pas le métier qu'il voulait exercer au départ. Les aléas de la vie ont conduit Pierre Crouzat à devenir agriculteur sur un principe basé exclusivement sur la vente directe.

Il vend ses légumes à un euro pièce ou un euro le kilo, rien de plus ! Héritier d'une génération de paysans, Pierre Crouzat se définit comme un « jardinier de la nature ».

Malgré son ascendance, rien ne prédestinait cet Audois à travailler de ses mains le plancher des vaches. Jusqu'il y a peu, Pierre Crouzat exerçait le métier de pilote de ligne à bord de Boeing 737 pour le compte d'une compagnie aérienne charter.

Les aléas de l'aéronautique civile commerciale ont voulu que cet aviateur prenne un nouvel envol en retournant sur la terre qui barrait jadis son horizon.

En reprenant à son compte une vingtaine d'hectares, Pierre Crouzat s'est mû sur le tas en agriculteur.

À l'heure où les grandes cultures, où le maraîchage, sans parler de la vigne et de l'élevage, vivent des douloureuses transformations, l'atterrissage de Pierre Crouzat dans ce milieu ne passe pas inaperçu.

« Le fait d'avoir un autre vécu professionnel n'interdit pas d'avoir des idées ». Il faut penser autrement une profession dans un état chronique de souffrance dit cet Audois qui mène son existence comme une authentique aventure.

« Lorsqu'on pilote un avion on a tout le temps pour penser, raconte Pierre Crouzat. J'ai mûri mon projet entre les escales. Pendant un an j'ai mis au point et j'ai fabriqué mes machines : une pailleuse, une formeuse de planches, une planteuse de mottes à maraîchage. Les acheter était au-dessus de mes possibilités financières ».

En même temps qu'il lançait sa production de pommes de terre, de pois chiches, de salades, de lentilles et autres légumes, Pierre Crouzat a déposé à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) le label « Culture Nature ».

Ce savoir-faire est basé sur la culture raisonnée « la plus cohérente avec notre société ».

En même temps qu'il récolte ses premiers légumes, Pierre Crouzat est à l'écoute de la planète et de ceux qui la gouvernent.

« En France, commente-t-il, les dirigeants de ce pays poussent la population à consommer cinq fruits et légumes par jour. Ce n'est pas à la portée de toutes les bourses sauf en développant la vente directe ». Le système commercial de cet Audois repose strictement sur le négoce sans intermédiaires.

« Chez moi le prix ne dépasse pas un euro pour l'achat d'un kilo de pommes de terre, d'une salade ou de cinq concombres, et tout ce que nous proposons est goûteux et de bonne valeur nutritive », dit Pierre Crouzat.

Ouvert quelques demi-journées par semaine, le hangar magasin de « Culture Nature » connaît une belle affluence. « Les ventes dépassent mes objectifs premiers », dit Pierre Crouzat qui a changé d'espace d'exploration.
Un jardin extraordinaire

« Culture Nature » est située sur la jonction entre le rond-point de Bezons et la commune de Villemoustaussou.

De son exploitation située non loin de là, Pierre Crouzat veut faire « un jardin unique », en parfait équilibre entre la faune et la flore.

C'est dans le projet de cet agriculteur de transformer cette exploitation en écosystème naturel.

Les légumes sont cueillis frais chaque matin. L'an prochain Pierre Crouzat prévoit la création d'un parcours pédagogique qu'il ouvrira aux élèves des écoles.

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Christian Aniort

Source : www.ladepeche.fr