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Cette actualité a été publiée le 16/11/2010 à 17h35 par Tanka.


CANCÚN, NOTRE DERNIÈRE CHANCE ?

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Cancún, notre dernière chance ?

Fin de cette année 2010, le Mexique accueillera le 16e sommet des Nations Unies sur le Climat. A l'instar de Copenhague en 2009, c'est la ville de Cancún qui accueillera du 29 novembre au 10 décembre les négociations internationales sur le Climat. L'enjeu reste le même que l'année dernière : définir l'après-Kyoto. Notre dernière chance se joue-t-elle à Cancún ?

Déjà un long chemin...

Cancún est une étape sur le long chemin de la gestion internationale du Climat. La Convention-Cadre des Nations Unies pour les Changements Climatiques (CCNUCC) fut signée en 1992 à Rio, lors du Sommet de la Terre, soit 20 ans après la première conférence internationale sur l'environnement (en 1972 à Stockholm).

Pour la mise en oeuvre de cette convention, les parties signataires ont négocié un protocole qui a été signé en 1997 à Kyoto. Les Etats ont ensuite été encouragés à ratifier ce protocole, c'est-à-dire à le transmettre à leurs parlements nationaux pour qu'ils l'approuvent et le déclinent en normes nationales (lois, décrets,...).

C'est en 2005, soit près de 10 ans après le début des pourparlers, que le Protocole de Kyoto est entré en vigueur. Certaines conditions étaient requises : il fallait, d'une part, la ratification de 55 Etats du Protocole, une condition atteinte en 2002 avec celle de l'Islande et, d'autre part, que ces Etats représentent au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre de 1990, une autre condition remplie en 2005 avec la ratification de la Russie.

Il a donc fallu une petite dizaine d'années pour aboutir à l'entrée en vigueur en 2005 du Protocole de Kyoto. Et dès 2007, lors de la Conférence de Bali, les parties ont réfléchi à l'après-Kyoto, pour la période 2013-2017. Il y fut adopté une feuille de route pour la progression des négociations sur les piliers fondamentaux de la question climatique : les réductions d'émissions de gaz à effet de serre (atténuation), l'adaptation aux changements climatiques, le développement et le transfert de technologies propres et le financement.

La feuille de route de Bali devait aboutir à la signature à Copenhague du « Protocole de l'après-Kyoto ». Celui-ci devait être signé en 2009 de manière à laisser le temps aux Etats de signer, ratifier et traduire en normes nationales les dispositions du nouveau protocole et de ses accords.

Malheureusement, Copenhague fut le fiasco que l'on sait. Les Nations Unies en situation d'extrême faiblesse, incapables de réaliser les ambitions partagées par les peuples du monde entier, supplantées dans la dernière ligne droite par un petit groupe de pays puissants qui signent un « accord » pour sauver la face, Copenhague fut témoin de l'échec du multilatéralisme. Un échec politique certes, mais aussi un échec médiatique aveugle, où l'attention démesurée pour le sommet a mis une pression stérile sur les négociateurs et leurs responsables politiques, pression qui s'est ensuite retournée contre un bouc-émissaire, le GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du Climat).

Décrédibilisé par plusieurs attaques médiatiques sur le fonds et sur la forme, les médias généralistes ont assimilé trop facilement, consciemment ou inconsciemment, l'échec politique de Copenhague à un échec scientifique du groupe des experts.

Pourtant, cet organe scientifique ne porte aucune responsabilité ni dans l'échec de Copenhague, ni dans l'emballement médiatique autour de la question climatique. Créé en 1988 pour faire l'état des lieux de l'évolution du Climat, le GIEC a honoré sa mission scientifique d'analyse et de recommandation au politique : il a publié plusieurs rapports largement documentés par des analyses pluridisciplinaires de divers horizons géographiques et des synthèses à l'attention des décideurs politiques.

Le GIEC recommande une réduction de 25 à 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport à 1990

Le long chemin des négociations continue donc, avec une nouvelle étape inscrite à Cancún à la fin de cette année 2010. Les enjeux sont multiples. D'une part, le temps presse : au plus la signature du « Protocole de l'après-Kyoto » traîne, au plus son entrée en vigueur est donc potentiellement retardée.
D'autre part, les enjeux pour l'après-Kyoto ont été revus à la hausse. L'objectif principal du Protocole de Kyoto était d'amener les pays industrialisés à réduire les émissions de 5% d'ici 2012 par rapport à 1990.

Aujourd'hui, le GIEC recommande une réduction de 25 à 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport à 1990.

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Auteur : Véronique Rigot

Source : www.cncd.be

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