Ça chauffe autour du bois de bocage - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/01/2010 à 21h15 par Jacques.


ÇA CHAUFFE AUTOUR DU BOIS DE BOCAGE

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Ça chauffe autour du bois de bocage

Info sélectionnée par Jacques

Une convention signée hier entre cinq communautés de communes du Trégor structure la filière « bois énergie ». Pour développer les chaudières bois et l'entretien du bocage.

Le bois ne végète plus

Le bois coupé brûlé sur les parcelles agricoles ou stocké au fin fond du champ est en voie de disparition. Une nouvelle vie s'offre à lui depuis quelques années déjà : ce bois de bocage du Trégor est valorisé. Issu de coupes agricoles ou de l'entretien des bords de route par les communes, il est broyé puis envoyé à la plateforme de Plounérin, sous forme de briquettes.

Ou stocké chez les agriculteurs qui l'utilisent, eux aussi, pour leurs chaudières à bois. Avant de servir de combustible, ces briquettes sèchent pendant environ un an.

Près de 800 tonnes/an

Depuis la mise en service de la plateforme de Plounérin à l'hiver 2007, les tonnages n'ont cessé d'augmenter : 200 tonnes la première année, 300 tonnes, 400 tonnes l'an passé... sans compter le nombre presque équivalent de tonnes stockées directement sur les exploitations agricoles qui font broyer leur bois de bocage.

Ça chauffe dur

De nombreux établissements publics ont déjà opté pour un chauffage au bois. La chaudière de Plouaret alimente l'école, le collège, la mairie, la maison du développement et, peut-être à terme, le foyer-logements.

Mairies et écoles sont aussi chauffées au bois à Plounévez-Moëdec, Trégrom ainsi que l'école de Cavan. « Les précurseurs ont été l'hôpital de Lannion, il y a environ vingt ans », salue Gildas Le Troadec, président de la communauté de communes de Beg-ar-C'hra.

Même si pour un établissement aussi gros, le bois de bocage ne suffit pas : « Nous sommes davantage sur de petites et moyennes chaudières. Celle de Plouaret, par exemple, consomme environ 150 tonnes de bois par an », complète Lucie Collin, animatrice Filière bois bocage énergie.

Durablement...

L'intérêt est aussi de mieux gérer le bocage en définissant un taux de prélèvement, le renouvellement des haies. « Cette valorisation, ajoute Jean-Yves Menou (pour LTA), c'est aussi de l'énergie fossile en moins. On gagne sur tous les tableaux. »

Une convention pour aller plus loin

Elle a été signée hier entre la communauté d'agglo de Lannion et les communautés de communes de Beg-ar-C'hra, Callac-Argoat, Centre-Trégor et Belle-Isle-en-Terre, soit plus de quarante communes.

Cela passe aussi par une charte de bonne pratique, et surtout de bonne coupe. Pas question de faire une coupe rase de talus juste pour l'aubaine de se faire des briquettes. « La collectivité est sur le terrain avant la coupe des bois pour voir, conseiller sur que couper et que laisser », précise Lucie Collin.

Ce territoire va maintenant réfléchir à la création de plateformes supplémentaires « parce qu'il serait aberrant de multiplier les livraisons dans un aussi grand secteur », plaide Gildas Le Troadec. De même, des projets de chaufferie pourraient s'ajouter au dispositif.

La sensibilisation des agriculteurs et des collectivités va se poursuivre. Histoire que sur les projets communaux à venir, les élus essaient de penser à l'option « bois de bocage ».

Source : ouest-france.fr

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