C'est quoi le problème avec la répartition de l'eau ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 27/05/2013 à 12h02 par kannie.


C'EST QUOI LE PROBLÈME AVEC LA RÉPARTITION DE L'EAU ?

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C'est quoi le problème avec la répartition de l'eau ?

 

La simplicité à remplir son verre d'eau ou sa bouteille dans les pays développés nous pousse à en consommer sans réfléchir, sans limite et parfois dans l'excès et le gâchis. Pourtant, en 2012, selon l'OMS, 2,4 milliards de personnes n'ont pas accès à l'eau potable dans le monde. Alors où se cache le problème ?

L'eau, une ressource abondante ?

Pour comprendre, petit cours de physique.

Ressource vitale et nécessaire pour notre corps, comme pour la biodiversité, l'eau est un ensemble de molécules associant deux atomes hydrogènes et un atome d'oxygène.

 

 

C'est le milieu de vie de la plupart des êtres vivants et un élément indispensable pour leur survie.

L'eau représente près de 75 % de la surface de la terre, sous différents états lorsque les conditions de température changent : solide (les glaces), liquide (les océans, la pluie,...), gazeux (la vapeur d'eau, les nuages). Pour cette raison, la Terre observée du ciel, est surnommée « la planète bleue ». L'eau peut donc sembler abondante et pourtant, 97 % de cette eau est salée et seulement 3 % est douce. Pour finir, la majeure partie de ces 3 % est glacée. Finalement, sur toute l'eau disponible sur Terre, moins de 1 % est douce et disponible (non glacée). L'eau douce liquide est donc rare !

L'eau une ressource à partager

En effet, l'eau ne connaît pas de frontières. Elle se déplace en surface ou dans le sol, à travers les pays. 40 % de la population mondiale vit parmi les 250 bassins fluviaux du monde, ces populations partagent donc leurs ressources en eau avec les pays voisins.

Il est alors nécessaire de s'entendre sur la gestion de ces eaux transfrontalières tant sur les volumes d'eau consommés que sur les types d'utilisations qui peuvent influer sur sa qualité (risque de pollution). De telles situations peuvent être difficiles à gérer pour garantir à chacun un accès à une eau de bonne qualité. Découvrez-le à travers plusieurs exemples (de conflits liés à l'eau).

L'eau une ressource à la répartition hétérogène

750 millions d'habitants, soit 50 pays disposent d'une quantité d'eau inférieure à leurs besoins : on parle de stress hydrique. Parmi ces 50 pays, près de la moitié sont en pénurie : une grosse partie de l'Afrique, la côte ouest de l'Amérique du Sud ainsi qu'une partie de l'Asie.

 

 

2/3 des eaux de pluie sont réparties dans seulement 23 pays : 15 pays d'Europe, la Russie, les États-Unis, le Brésil, la Chine, le Canada, la Colombie, l'Inde et l'Indonésie. Il ne reste donc plus qu'un tiers des précipitations pour les 170 pays restants ! Si l'eau n'est pas naturellement présente sur tous les territoires où les Hommes vivent, sa raréfaction peut dans certains cas s'accroître à cause des activités humaines.

En effet, la surexploitation des sols ou la déforestation peut induire une baisse des précipitations. L'eau étant inégalement répartie sur Terre, son accès est plus ou moins difficile à développer selon les techniques à employer. L'OMS estimait jusqu'à aujourd'hui à 800 millions le nombre de personnes sans accès à l'eau, tandis que les ONG estimaient ce chiffre à plus de 2 milliards. Il y a quelques jours, l'OMS a finalement revu ses estimations pour les porter à 2,4 milliards.

Ne pas avoir accès à l'eau, c'est...

... Une hygiène de vie et une santé impactées

Conséquences ? 2,6 milliards de personnes n'ont pas accès à un système d'assainissement de base qui a pourtant été reconnu, comme l'accès à l'eau, en 2010, comme un droit de l'Homme par les Nations Unies.

Ainsi, la concentration de population en un même lieu entraîne la création de déchets, solides et liquides. Sans système de traitement des déchets, ils sont alors déversés dans les sols, rivières, fleuves ou lacs. Ces comportements créent des problèmes pour les populations locales : la prolifération d'insectes porteurs de maladies (paludisme, dingue), la contamination de la nourriture, des cultures, la pollution des réserves d'eau et des sols.

À ces problèmes de santé, s'ajoutent les problèmes d'hygiène liés à l'utilisation et la consommation d'une eau insalubre. Les difficultés pour se laver ou pour entretenir son environnement sont omniprésentes.

 

 

Ainsi, 80 % des maladies qui touchent les pays en développement sont liées à l'eau. Selon l'ONG Solidarités International, les eaux insalubres restent la première cause de mortalité dans le monde, avec 3,6 millions de victimes par an, dont une majorité d'enfants.

... Un accès à la scolarisation très limité

Dans les pays où l'eau est en pénurie, près de 67 millions d'enfants en âge d'être scolarisés n'accèdent pas à l'enseignement, car ceux-ci viennent en aide aux travaux familiaux. Travail des terres, du bétail, approvisionnement en eau, sont autant de raisons qui expliquent la déscolarisation des enfants.

 

 

C'est l'Asie du Sud qui présente le taux le plus élevé d'enfants déscolarisés avec près de 40 millions d'enfants qui ne sont plus dans la sphère scolaire, contre «seulement» 3 % en Europe centrale.

Le continent africain est aussi touché par ce phénomène de déscolarisation des enfants, qui se manifeste par une moyenne de 30 minutes de marche pour s'approvisionner en eau.

C'est donc le développement global des enfants qui est touché, car la déscolarisation réduit leurs chances de sortir de la précarité et présente un frein pour le développement social, économique et culturel des pays concernés.

 

 

De l'objectif du millénaire pour le développement à la remunicipalisation

Des solutions et des politiques sont mises en oeuvre afin de garantir l'accès à l'eau à chacun. Ainsi, les Objectifs du Millénaire pour le Développement visent à réduire de moitié d'ici à 2015, le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable.

À ce jour, au vu des chiffres, cet objectif paraît difficile à atteindre. L'on peut quand même espérer que ces OMD fournissent un cadre qui incite les politiques à agir sur ces enjeux. Concernant l'accès à l'assainissement, il progresse très lentement.

En 2010, 2,6 milliards de personnes ne bénéficiaient toujours pas d'un assainissement amélioré et 1,1 milliard défèquent encore à l'air libre.

 

 

Pour contribuer à réduire les inégalités d'accès à l'eau, la remunicipalisation consiste à reprendre la gestion de l'eau par la municipalité quand cette dernière était jusqu'à lors confiée à la sphère privée.

Objectifs : adopter une gestion plus solidaire, plus respectueuse de l'environnement et aider les familles les plus précaires.

À l'exemple de la ville de Paris qui, depuis 2008, a confié à Eau de Paris la gestion de l'eau de la capitale. Résultat : une baisse de 8 % des prix, et des économies de plus de 30 millions d'euros. De nombreuses associations et structures existent aussi pour oeuvrer aux problèmes d'accès à l'eau.

Rendez-vous par exemple sur le site de l'Unicef ou de Solidarités International pour découvrir et soutenir des projets d'accès à l'eau et à l'assainissement.

En tant que citoyen, pensez-aussi à vous impliquer dans la gestion de l'eau de votre commune afin d'en garantir une gestion équitable !

 

Un article de Payet Dahlia, publié par kiagi.org et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Payet Dahlia

Source : www.kiagi.org