Burkina Faso : Alerte de sécurité alimentaire, 8 septembre 2009 - Inondation menace sécurité aliment - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 10/09/2009 à 11h30 par Tanka.


BURKINA FASO : ALERTE DE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE, 8 SEPTEMBRE 2009 - INONDATION MENACE SÉCURITÉ ALIMENT

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Burkina Faso : Alerte de sécurité alimentaire, 8 septembre 2009 - Inondation menace sécurité aliment

Information recueillie par Tanka.

L'inondation centenaire menace la sécurité alimentaire urbaine à Ouagadougou

Le 1er septembre 2009, une pluie diluvienne de 263,3 millimètres, la plus grosse pluie des cent dernières années, est tombée dans la ville de Ouagadougou. Le gouvernement a estimé les sinistrés à 25.000 ménages, dont la majorité vit dans les arrondissements de Bogodogo et Boulmiougou au sud de la ville. Quoique le gouvernement et ses partenaires se sont compromis de remplir les besoins en alimentation jusqu'à la fin de septembre, la capacité des responsables d'entretenir cette aide et la suffisance de cette aide a été compromise pendant les premiers jours de la réponse par les dommages importants d'infrastructures essentielles, notamment les générateurs d'électricité, le système d'eau potable, l'hôpital central, les ponts, et les routes.

Les ménages sinistrés pourraient réduire la quantité ou la qualité des repas et faire face aux niveaux plus élevés de malnutrition pendant les prochaines 60 jours dû à l'augmentation des dépenses pour la reconstruction et le paiement des frais de scolarité, à la hausse des prix de nourriture plus accélérée que d'habitude pour cette fin de la période de la soudure, et à une réduction de disponibilité de générer des revenus due à l'incidence élevée des maladies hydriques.

La capacité des ménages d'accéder aux aliments commercialisés comme d'habitude dans le moyen terme est compromise par les demandes de normales et exceptionnelles d'argent. La majorité des populations sinistrées sont des ménages pauvres ou moyens vivant dans les terres marginales situées dans le lit des barrages et autres bas fond ainsi qu'à proximité des voies d'eaux.

Les maisons sont construites pour la plupart de brique dit en banco et tôle. L'inondation a fait tomber ou a endommagé des milliers des maisons, et 150.000 personnes, soit 10 pour cent de la population de Ouagadougou, sont estimées d'être sans abris.

La rentrée scolaire, qui est programmée pour le 1 octobre 2009, aggrave le problème avec la pression financière significative des frais de scolarité. Une hausse temporaire des prix des aliments pourrait intervenir sur les marchés pendant quelques semaines due à la perte des stocks de vivres et d'argent, au déficit de pétrole vu les coupures d'électricité.

Il y a aussi des déficits de gaz, de bois de chauffe, ainsi que du charbon. Les régions du Plateau Central, du Centre sud, du Centre Nord, du Centre Est, de l'Est, du Sahel et de la Boucle du Mouhoun ont aussi connus inondations mais des dégâts des cultures à grande échelle ne sont pas attendus, et la récolte des cultures pluviales doit arriver normalement sur les marchés à partir d'octobre avec une influence stabilisatrice sur les prix.

Dans les prochaines quatre à six semaines, on attend à une augmentation de l'incidence des diarrhées, inclus le choléra, et du paludisme. En plus du risque plus élevé posé par ces maladies à la nutrition des enfants, ces maladies pourraient contraindre la capacité des ménages d'accéder aux revenus du travail journalier.

Une évaluation des effets des inondations sur les cultures se voit urgent. Entre temps, FEWS NET continuera son analyse de l'accès alimentaire pour les ménages sinistrés à travers le suivi des prix des céréales sur les marchés de référence, et les stratégies communes de faire face à la crise.