Boris Cyrulnik : «Le suicide des enfants n'est pas une fatalité» - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 29/09/2011 à 10h08 par Tanka.


BORIS CYRULNIK : «LE SUICIDE DES ENFANTS N'EST PAS UNE FATALITÉ»

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Boris Cyrulnik : «Le suicide des enfants n'est pas une fatalité»

 
PSYCHOLOGIE - Le psychiatre Boris Cyrulnik doit remettre ce jeudi un rapport à Jeannette Bougrab...

Bouleversée par une série de faits divers, la secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, a confié en février une mission sur le suicide des enfants au psychiatre Boris Cyrulnik. Avec à la clé, un rapport qui lui sera remis ce jeudi et sera publié simultanément aux éditions Odile Jacob. En avant-première pour 20 Minutes, le psychiatre en dévoile les contours.

Votre rapport montre que les suicides d'enfants sont plus nombreuxqu'on ne le croit...

Les statistiques officielles dénombrent entre 30 et 40 suicides par an chez les 5-12 ans. Mais il faut ajouter à ce chiffre d'autres morts par troubles cognitifs, qui représentent au moins 70 décès par an. C'est le cas d'un enfant tellement malheureux qu'il va trop se pencher par la fenêtre ou de celui qui va traverser sans faire attention. Beaucoup de ces accidents n'en sont pas.

Quelles sont les causes de ces drames ?

L'enfant souffre car sa famille est détruite après la mort d'un de ses parents, ou parce qu'il est témoin de violences conjugales. Autres cas: les enfants victimes de négligence affective depuis leur naissance ou ceux qui ont été agressés sexuellement.

Quelles sont vos préconisations ?

Le suicide des enfants n'est pas une fatalité. J'explique que le stress maternel vécu pendant la grossesse engendre des carences affectives précoces et développe une vulnérabilité chez l'enfant.

Il faut offrir aux bébés au moins 10 mois de stabilité affective, en facilitant la prise de congés parentaux et en développant les métiers de la petite enfance.

Il faut aussi cesser le sprint scolaire. Car les pays d'Europe du Nord qui ont ralenti les rythmes scolaires ont vu les résultats des élèves s'améliorer et le nombre de suicides d'enfants baisser. Enfin, les familles dysfonctionnelles sont celles qui sont closes. D'où la nécessité de développer la culture des quartiers.

Car ce qui est protecteur, c'est le lien. Monter un orchestre ou une équipe de foot de quartier est une excellente chose.

 

Un article de Delphine Bancaud, publié par 20minutes
 

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Auteur : Delphine Bancaud

Source : www.20minutes.fr