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Bonne nouvelle : le mérou est de retour en Méditerranée - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 27/09/2011 à 19h37 par geof.

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Bonne nouvelle : le mérou est de retour en Méditerranée

 
Indicateur de la bonne santé du milieu marin, l'espèce est de retour sur le littoral provençal

Poisson emblématique des fonds littoraux méditerranéens, le mérou brun constitue un excellent indicateur de la qualité d'un milieu écologique.

Poisson emblématique des fonds littoraux méditerranéens, le mérou brun (Epinephelus marginatus) constitue surtout un excellent indicateur de la qualité d'un milieu écologique.

Situé au sommet de la chaîne alimentaire, ce "super-prédateur" au comportement peu farouche et au caractère débonnaire, témoigne par sa seule présence de la bonne santé du territoire où il a choisi de s'établir, ce qui fait dire aux biologistes marins chargés de l'étudier : "Quand le mérou va, tout va".

D'où l'importance des campagnes de recensement organisées depuis plusieurs années dans les eaux françaises, plus particulièrement dans la rade et autour des îles de Marseille; des zones où l'espèce avait complètement disparu au cours de la seconde moitié du siècle dernier, victime notamment d'une pêche intensive et du développement de la chasse sous-marine.

Depuis une dizaine d'années, un retour progressif du mérou brun est observé le long des côtes provençales. Ces comptages sont suivis de près par le Groupement d'intérêt public (GIP) des Calanques, car le mérou fait partie des espèces animales susceptibles de contribuer de la manière la plus forte à la valorisation et à la promotion du futur parc national, avec de surcroît d'importantes retombées économiques.

C'est d'ailleurs sous l'égide du GIP qu'a été menée la campagne 2011 dans les eaux phocéennes, mobilisant plusieurs dizaines de scientifiques et de plongeurs bénévoles sur quinze sites des calanques (Morgiou-Le Figuier) ainsi que des archipels de Riou (Les Impérieux, Moyades, île Jarre, les Pharillons) et du Frioul (Tiboulen, pointe de la Luques). Étaient mobilisés pour l"occasion la Fédération de plongée (FFESSM), l'Office de la mer, le parc marin de la Côte Bleue, le Groupe d'étude du mérou (GEM) et le Conservatoire d'espaces naturels (CEN) de Paca.
 


 

Au total, cinquante mérous ont pu être observés durant cette journée de comptage, dont trois au Frioul et quarante-sept dans le périmètre du coeur marin du futur parc national des Calanques. Les plongeurs en avaient identifié 45 en 2010 autour de l'archipel de Riou, 9 en 2009, 72 en 2007, 31 en 2006, 56 en 2005, 24 en 2004 et 3 en 2003, sachant qu'en 2005 et 2007, l'opération s'était déroulée durant trois jours et sur un plus grand nombre de sites.

Il s'agissait cette fois d'animaux d'une taille moyenne de 60 cm, évoluant à une profondeur elle aussi moyenne de 20 mètres, en diminution constante depuis sixans (25,70 m en 2006 ; 23,50 m en 2007 ; 20,10 m en 2010).

Les plus grands spécimens atteignaient un mètre de long; les plus petits 25cm. Une population qui est encore loin d'avoir atteint celle de la réserve du parc national de Port Cros, où plus de 600 mérous bruns ont élu résidence pour le plus grand plaisir des plongeurs en scaphandre autonome et des apnéistes.

"Des effectifs sans doute très inférieurs à la réalité, souligne Eric Charbonnel, l'un des responsables du parc marin de la Côte Bleue. La tranche de profondeur située entre la surface et dix mètres n'a pas été explorée cette année".

Le référent "mérou" de l'opération constate cependant que "les animaux ont encore un comportement fuyant et craintif, avec une tendance à se réfugier dans un trou à lamoindre alerte, alors que des mérous non stressés évoluent souvent en pleine eau et ne refusent pas le contact avec les plongeurs". Preuve selon lui que la pression de pêche, notamment au fusil harpon, reste forte.

"Un mérou vivant a plus de valeur qu'un mérou mort"

La formule est devenue un grand classique, régulièrement citée par les protecteurs de l'espèce comme par les entreprises de plongée sous-marine.

La différence serait même d'un facteur mille selon certains experts, qui ont mis en balance d'un côté la valeur d'un spécimen de 15 kg vendu sur l'étal d'un poissonnier et de l'autre les sommes dépensées par les plongeurs que ce même poisson est susceptible d'attirer à lui durant sa vie d'adulte, en intégrant le prix de chaque sortie plongée mais aussi les frais annexes (nourriture, transport, hébergement, visites touristiques, achats de souvenirs, etc.).

Au final, le mérou "en tranche" raporterait 450 euros, contre près de 450 000 € pour un mérou devenu star?...

 

Un article de Philippe Gallini, publié par Laprovence

 

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Auteur : Philippe Gallini

Source : www.laprovence.com

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