Biologie synthétique et génie génomique - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 02/10/2010 à 20h53 par Fred.

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Biologie synthétique et génie génomique


Dans la revue Science du 20 mai 2010, le groupe de Craig Venter aux Etats-Unis publiait un article intitulé « Creation of a bacterial cell..."

Cet article a retenti comme un coup de tonnerre dans la communauté scientifique et nombreux ont été les commentaires de la grande presse et de la presse spécialisée.

C'est en effet la première fois que l'on obtenait une bactérie contrôlée par un génome synthétisé in vitro.

L'équipe de Craig Venter a en effet préparé par synthèse chimique 1 000 fragments de 1080 paires de bases (A T G C) qui représentent le génome complet (400 gènes) d'un mycoplasme (M. mycoides).

Ces 1000 fragments ont ensuite été injectés dans une levure capable de les assembler en 3 étapes (109 puis 11 puis 1 fragment) aboutissant ainsi un génome circulaire comprenant un million de paire de bases.

Celui-ci a été finalement injecté dans un autre mycoplasme (M.capricolus) préalablement vidé de son ADN. Ce génome se différencie du naturel par quatre « signatures ».

Ceci a abouti à ce que Craig Venter dénomme « une cellule synthétique » bien que le cytoplasme de cette cellule ne le soit pas.

Quoiqu'il en soit, et c'est ce qui constitue une réelle avancée, cette nouvelle cellule présente les propriétés phénotypiques attendues et est capable de se répliquer.

Ces résultats sont le fruit d'un long travail des chercheurs de l'Institut Craig Venter au cours duquel ils ont successivement démontré que la transplantation d'un génome dans une espèce bactérienne génétiquement proche était réalisable (juin 2007), que la synthèse d'un génome entier de 580 000 paires de bases n'était plus une utopie (janvier 2008) et enfin qu'un génome naturel modifié dans des levures, restait viable dans certaines conditions (août 2009).

Selon Craig Venter qui n'est pas seulement un scientifique mais aussi un homme d'affaires, diverses applications industrielles sont d'ores et déjà envisageables en concevant des bactéries aptes à synthétiser des biocarburants, des composés industriels et vaccins ou encore à capter le dioxyde de carbone.

Ces travaux s'insèrent dans le contexte plus général de ce qu'il est convenu d'appeler la biologie synthétique qui consiste à construire chimiquement les organismes accomplissant des fonctions biologiques complexes, soit pour mieux comprendre la biologie, soit comme ingénierie du vivant.

(...)

C'est par ce biais de la biologie synthétique que l'équipe du Professeur Jay Keasling à l'université de Californie à Berkeley se propose de générer de l'artémisinine de haute qualité à un prix abordable. Ceci devrait permettre à des millions d'individus atteints de paludisme de bénéficier d'un traitement face à un fléau qui fait, chaque année, plus d'un million de morts.

(...)

Pour lire la totalité de cet article, cliquer sur "Source"

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Source : www.sct-asso.fr

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