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Cette actualité a été publiée le 06/01/2012 à 10h03 par Tanka.


BIODIVERSITÉ : L'EFFET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SOUS-ESTIMÉ

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Biodiversité : l'effet du changement climatique sous-estimé

 
La vitesse à laquelle les espèces sont capables de migrer les place en compétition les unes par rapport aux autres.

L'impact du changement climatique sur la faune et la ­flore pourrait être plus important que ce qui a été décrit jusqu'à présent, annonce une étude publiée dans les Comptes rendus de la Royal Society.

Au fur et à mesure que les tempéra­tures augmentent, les plantes et les animaux qui ne supportent pas ces changements disparaissent ou tentent de s'adapter. Il est fréquent de constater qu'ils montent en altitude pour retrouver des températures plus froides.

Exemple: dans les massifs forestiers français, les arbres et les plantes herbacées ont grimpé en moyenne de 29 mètres depuis le milieu des années 1980, selon une étude publiée en 2008 dans la revue Science.

Très récemment, des chercheurs australiens ont annoncé avoir découvert les premiers requins hybrides au monde dans les eaux australiennes ; signe, selon eux, que ces prédateurs s'adaptent à la nouvelle donne climatique. Le requin à pointe noire qui vit en temps ordinaire dans des eaux tropicales a en effet réussi à accroître son habitat naturel en se croisant avec une autre espèce évoluant dans des eaux plus tempérées.
Deux éléments essentiels

Mais, selon l'étude publiée dans la revue de la Royal Society, il faut également tenir compte de deux éléments essentiels: l'interaction entre les espèces et leur capacité à migrer simultanément. «Dans la vraie vie, les animaux entrent en compétition les uns avec les autres: ils se parasitent et ils se mangent entre eux», explique Mark Urban, chercheur à l'Université du Connecticut (États-Unis) et auteur principal de la publication. Et cela vaut aussi pour les plantes.

Une espèce qui migre va ainsi devoir faire face à des compétiteurs déjà sur place et qui ne vont pas nécessairement se laisser coloniser. L'étude montre également que les espèces n'ayant qu'une faible capacité de dispersion ont beaucoup plus de chances de dispa­raître que celles susceptibles de se déplacer sur de longues distances.
Des conséquences pires que ce qui a été prévu

Les auteurs montrent enfin que si chaque espèce se déplace à peu près à la même vitesse, elles ont toutes une chance d'arriver là où elles souhaitent s'installer. «Reste que la question n'est pas la vitesse à laquelle ces espèces sont capables d'avancer mais bien à quelle vitesse elles avancent par rapport à leurs compétiteurs», insiste Mark Urban en prenant l'exemple d'une file de voi­tures : «Il y a toujours une voiture devant et une voiture derrière. Si on leur donne la possibilité d'avancer à des vitesses différentes, elles n'ont de cesse de s'encastrer les unes dans les autres, voire de s'écraser les unes sur les autres, c'est la recette du désastre», assure-t-il.

Autant d'éléments qui font dire aux auteurs que les conséquences du réchauffement climatique pourraient donc être pires que ce qui a été prévu jusqu'à présent.

«En intégrant cette notion d'inter­action entre les espèces et de vitesse de migration, cette étude apporte des éléments vraiment nouveaux», affirme Jonathan Lenoir, maître de conférences en bio statistique à l'université de Picardie Jules-Verne, lui-même auteur de la publication de Science.

Des résultats qu'il faut toutefois relativiser dans la mesure où ils proviennent d'un modèle limité par ses paramétrages. D'autres auteurs se montrent d'ailleurs plus optimistes en montrant de leur côté que, le réchauffement climatique n'étant pas uniforme, il permet le maintien de niches écologiques jouant le rôle de véritables refuges ou havres de secours pour certaines es­pèces.
 

Un article de Marielle Court, publié par Le Figaro
 

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Auteur : Marielle Court

Source : www.lefigaro.fr