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Bio... mais bon ? - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 06/05/2011 à 21h36 par geof.

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Bio... mais bon ?

 
Bio importé

Pommes d'Argentine, kiwis de Nouvelle-Zélande, oeufs d'Ukraine, sarrasin de Chine : des produits bio mais importés de l'autre bout du monde, dont le bilan carbone est désastreux en raison d'un transport sur des milliers de kilomètres... C'est bio, sans doute, mais ce n'est certainement pas bon pour la planète. Or, sur le marché, nombreuses sont les denrées qui auraient pu être produites localement, mais dont les origines trop lointaines annulent tout le bénéfice environnemental que l'on attend du mode de production biologique.

Bio suremballé

De même, les produits bio suremballés tiennent de l'hérésie. Les exemples ne manquent pas : fruits et légumes bio conditionnés sous sachet plastique, ou, pire, vendus en barquette et recouverts de cellophane (c'est souvent le cas en grande distribution) ; produit cosmétique bio qui "utilise" à lui seul un tube plastique, un étui cartonné, une notice papier, le tout enveloppé d'un film plastique ; compotes bio destinées aux enfants conditionnées en mini-gourdes munies d'un bouchon à vis ou, dans le même registre, biscuits bio du goûter emballés individuellement pour faciliter la vie des parents...

Alors que consommer bio s'inscrit a priori dans une logique de protection de l'environnement et d'une meilleure gestion des ressources, ces produits bio font figure de mauvais élèves.

Bio ne signifie pas "nutritionnellement correct"

Dans le bio, tout n'est pas bon pour la santé : en effet, ce n'est pas parce qu'un produit alimentaire est certifié biologique qu'il est sans reproche aux yeux des nutritionnistes. On pense aux pâtes à tartiner ou aux biscuits qui contiennent de l'huile de palme (qui, en plus d'être très décriée en raison de sa teneur en acides gras saturés, est un fléau pour l'environnement), aux plats cuisinés bio qui n'en renferment pas moins trop de sel, trop de graisses, trop d'additifs (quoique tolérés par le cahier des charges biologiques) ou encore au vin bio, ou plus exactement, au "vin issu de raisin de l'agriculture biologique", mais dont le procédé de vinification n'est pas encadré par un règlement officiel (en ce qui concerne l'utilisation de sulfites, notamment).

Naturel ? Pas tant que ça...

La méfiance est également de mise dans le domaine des compléments alimentaires et des produits cosmétiques : sous le (faux) prétexte que ce qui est naturel est forcément bon pour la santé, ou en tout cas sans danger, certains fabricants n'hésitent pas à nous vendre -parfois très cher- des produits qui s'avèrent décevants. L'acérola, par exemple, sert d'argument de vente pour des compléments alimentaires contenant essentiellement de la vitamine C de synthèse (attention aux noms accrocheurs du type Acérola 1000).

En matière de soins cosmétiques, les huiles essentielles sont très utilisées en bio : bien que celles-ci présentent des propriétés indéniables et que la plupart des produits soient formulés et testés pour limiter les risques d'allergies, ces substances 100% naturelles peuvent cependant être très allergisantes.

Bio ou écolo, la partie émergée de l'iceberg

Enfin, l'argument de vente "bio" ou "vert" masque parfois une réalité pas si respectueuse de la planète que ne voudrait le faire croire un marketing bien ficelé, mais pas très honnête (c'est ce que l'on appelle désormais le greenwashing).

Ainsi, un jean en coton bio peut avoir été teint selon des procédés polluants, voire nocifs pour la santé (pigments de synthèse, fixateurs de couleur...) ; des lingettes nettoyantes bio et blanchies sans chlore demeurent très peu écologiques en raison de leur côté jetable (gaspillage de ressources naturelles, génération de déchets non recyclables).

Le rayon lessive des supermarchés est également une bonne illustration de ce type d'abus : même soi-disant vertes, les lessives contiennent des composés toxiques pour les milieux aquatiques, et leur caractère prétendument écologique concerne l'ensemble du cycle de vie du produit (énergie consommée et déchets produits lors de la fabrication, emballage...) et non la pollution de l'eau générée lors de l'utilisation.

 

Un article de Clémentine Desfemmes, publié par Gerbeaud

 

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Auteur : Clémentine Desfemmes

Source : www.gerbeaud.com

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