Big Brother : Nouveau prélèvement d'ADN pour le faucheur d'OGM - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 08/01/2010 à 18h44 par Michel WALTER.

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Big Brother : Nouveau prélèvement d'ADN pour le faucheur d'OGM

Information retransmise par Michel

Benjamin Deceuninck est à nouveau convoqué ce matin à la gendarmerie de Bessèges pour effectuer un prélèvement d'ADN. Ce faucheur volontaire a été condamné en 2005 à un mois de prison avec sursis, avec dix autres personnes, pour avoir détruit un champ de betteraves transgéniques en 2001, dans le Nord de la France à Avelin.

En 2006, le Cévenol avait refusé le prélèvement d'ADN ordonné par le parquet d'Alès après cette condamnation et destiné au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). « Constitué au départ pour les délinquants sexuels, ce fichier est aujourd'hui passé de 150 000 à 1,3 million de personnes », affirme Benjamin Deceuninck.

Un refus qui a valu à son auteur une condamnation à 500 € d'amende devant le tribunal correctionnel d'Alès en 2007.

C'est donc un nouveau prélèvement que le parquet d'Alès a ordonné, entraînant cette convocation à la gendarmerie de Bessèges.

Selon nos informations, Benjamin Deceuninck ne devrait pas plus se soumettre au prélèvement d'ADN cette fois-ci que lors de la précédente convocation. Il encourt du coup jusqu'à 15 000 € d'amende et un an de prison.

Mais le Cévenol en fait une question de principe. « Le FNAEG n'a pas d'utilité en soi, c'est un moyen de ficher la population.

C'est aussi un moyen de poursuivre les militants et les syndicalistes.

Il y a des choix politiques car sur les 11 condamnés d'Avelin, tous n'ont pas été convoqués pour un prélèvement d'ADN et encore moins reconvoqués », explique Benjamin Deceuninck.

Qui s'attaque également à « cette procédure sans fin » de prélèvement d'ADN et de condamnation en cas de refus. « L'objectif de la justice est d'aller jusqu'à une peine de prison. C'est un retour aux lettres de cachet. Je ne veux pas participer à mon fichage car je refuse ce contrôle de masse de la population. Aujourd'hui, c'est un problème de droits fondamentaux et de droits de l'homme. C'est une atteinte aux libertés », commente le Cévenol.

Agé de 29 ans, Benjamin Deceuninck, par le passé agriculteur, travaille désormais pour l'association Cévennes Libre, basée au Martinet. La structure recycle des ordinateurs qu'elle met à disposition du public ou d'autres associations. Le bras de fer avec la justice sur le fichier des empreintes génétiques et sur le refus de prélèvement d'ADN est désormais un combat devant les juridictions françaises et surtout devant la Cour européenne.

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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