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Cette actualité a été publiée le 31/03/2010 à 16h49 par Tanka.


BIG BANG SOUS LA FRONTIÈRE FRANCO-SUISSE

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Big Bang sous la frontière franco-suisse

Des milliers de physiciens à travers le monde attendaient cet évènement. Le CERN (Centre européen de la recherche nucléaire) est en passe, grâce à son accélérateur de particules LHC, de recréer rien de moins que le Big Bang à l'origine de l'Univers. Pouir ce faire, ils ont déclenché des collisions de particules d'une puissance inédite, mardi 30 mars, dans leur installation de Genève. Et entendent permettre une meilleure connaissance des débuts de l'Univers, une fraction de seconde après le Big Bang.

C'est vers 13 heures que deux faisceaux de protons d'une énergie de 3,5 téra-électronvolts (Tev) se sont heurtés, à une vitesse très proche de celle de la lumière (300 000 km par seconde) au sein du Grand collisionneur de hadrons (LHC). Ajuster les deux faisceaux était déjà en soi un défi : "c'est un peu comme lancer des aiguilles des deux côtés de l'Atlantique pour qu'elles entrent en collision au milieu de l'océan", expliquait avant l'expérience Steve Myere, le directeur du CERN chargé des accélérateurs.

Les scientifiques ne savaient d'ailleurs pas combien de temps il leur faudrait pour obtenir des collisions de particules. "Le LHC n'est pas une machine pour laquelle il suffit d'appuyer sur un bouton. Il marche très bien, mais il est encore dans une phase de mise en service", justifiait ainsi le directeur général du CERN, Rolf Heuer.

Les collisions de protons lancés en sens inverse doivent faire jaillir des particules élémentaires encore jamais observées. Les chercheurs du CERN ambitionnent notamment de trouver la preuve de l'existence des particules éphémères comme le boson de Higgs, à l'origine de la notion de masse en physique théorique. "C'est le début d'une ère nouvelle", a déclaré Paola Catapano, scientifique et porte-parole du CERN, après la collision.

La détection des particules massives et éphémères pourrait aussi permettre de savoir de quoi est composée la matière noire qui représente 23 % de notre Univers, contre 4 % seulement pour la matière visible qui compose les étoiles et les planètes. Les 73 % restants sont l'énergie noire, ou force d'expansion de l'Univers.

Source : lemonde.fr

Information recueillie par Tanka

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