Bienvenue en Transhumanie : L'homme de demain, un mutant ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/11/2011 à 15h08 par Mich.


BIENVENUE EN TRANSHUMANIE : L'HOMME DE DEMAIN, UN MUTANT ?

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Bienvenue en Transhumanie : L'homme de demain, un mutant ?

 

Que fera l'être humain des pouvoirs inouïs que la science s'apprête à lui donner ? Une rencontre haletante et angoissante avec notre futur.

De quoi les hommes ont-ils peur ? Depuis toujours, de la mort, de la maladie, des fléaux naturels... Aujourd'hui, ils ont surtout peur d'eux-mêmes : des dégâts irréversibles que leur activité inflige à la planète, des dérives de l'économie financière et de leurs conséquences potentiellement explosives, mais aussi des pouvoirs inouïs auxquels les avancées de la science pourraient donner accès dans un avenir pas si lointain : manipulations génétiques, mutation de l'espèce...

C'est à cette rencontre avec « l'homme de demain » que nous convient les deux auteurs -l'un est un biologiste de renom, l'autre est directrice du développement durable d'un grand groupe industriel. On peut reprocher à ce livre d'être désordonné, souvent obscur dans son volet scientifique, et de vouloir embrasser trop de sujets, mais les perspectives vertigineuses qu'il ouvre tiennent jusqu'au bout le lecteur en haleine.

Il y a donc, d'abord, les dangers prévisibles, au premier rang desquels le réchauffement climatique avec l'étalement urbain (en 2030, 70 % des terriens vivront dans des villes), qui grignote les surfaces cultivables et laisse présager la généralisation d'une agriculture hors sol, et la mobilité croissante des hommes, due surtout au développement du tourisme de masse, d'autant plus rapide que l'uniformisation de la vie urbaine stimule la demande d'une « authenticité » largement factice.

Le futur de tous les possibles

A cette première forme de déshumanisation s'en ajoute une autre, plus radicale, due à la convergence de plusieurs disciplines scientifiques, symbolisée par l'acronyme NBIC (les domaines du nano, du bio, de l'information et des sciences cognitives).

Le récit d'un voyage aux Etats-Unis, au début du livre, nous fait découvrir les « transhumanistes » - une école de pensée regroupant des chercheurs qui refusent toute limite à l'utilisation des connaissances et qui envisagent avec optimisme les manipulations du vivant. Les nanotechnologies sont déjà utilisées industriellement, mais voici maintenant les « nanobots », robots dont l'échelle est celle de l'atome.

On s'en sert en médecine : les travaux se poursuivent pour en faire des outils de réparation et de reconstitution des cellules. L'institut privé J. Craig Venter va plus loin en explorant la « biologie synthétique » : il s'agit de fabriquer un ADN artificiel et des « prothèses de génome ».

Du côté des sciences cognitives, les recherches sur l'activité électrique du cerveau mènent à la mise au point d'implants cérébraux à visée thérapeutique et ont permis à un chercheur du centre Wadsworth, à New York, d'écrire sur un écran d'ordinateur par « transmission de pensée ».

Ces prouesses, dont le livre fournit bien d'autres exemples, sont sources d'espoirs et de craintes, et les auteurs plaident en conclusion pour un « retour au réel ». Mais ils montrent aussi que les avancées de la science sont imprévisibles et impossibles à canaliser. La seule certitude qu'en tire le lecteur figure au détour d'un paragraphe : désormais, « il faut s'attendre à l'inattendu ».

 

Une présentation de Gérard Moatti, publiée par lesechos.fr

 

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Auteur : Gérard Moatti

Source : www.lesechos.fr