Bientôt, une boucle électronique pour les moutons - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 20/02/2010 à 16h23 par Michel95.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Bientôt, une boucle électronique pour les moutons

Les nouvelles technologies vont-elles révolutionner l'élevage de moutons ?

L'obligation d'identifier électroniquement les agneaux, à partir du 1er juillet, va moderniser l'image de cette production.

La production ovine en France ne pèse pas grand-chose par rapport aux filières de masse (bovin, porcin).

Et pour tout dire, elle est plutôt en perte de vitesse avec 15 000 éleveurs de moutons professionnels âgés de plus de 55 ans pour plus de la moitié d'entre eux, des prix de marché calqués sur le prix bas des viandes de mouton importées de Nouvelle-Zélande et d'Irlande.

Dans ce contexte, l'obligation européenne de boucler électroniquement les petits ruminants (ovins et caprins) pourrait être considérée comme un défi insurmontable pour les éleveurs de moutons.

Pas pour les organismes partenaires de la filière, lesquels préparent le terrain depuis plusieurs années.

Leur leitmotiv : faire d'une directive européenne - jugée au départ comme une contrainte - un atout pour l'avenir, et valoriser la viande française qui ne remplit les besoins que de 40 % des Hexagonaux.

Une somme d'informations

Dans les principales régions de production - Midi-Pyrénées (25 %), Aquitaine et PACA (10 % chacune), Poitou-Charente (9 %), Auvergne et Limousin (7 % chacun) -, 300 élevages ont servi de test pour expérimenter les nouvelles conduites d'élevage induites par la boucle électronique, après l'adoption de la directive (2004) qui prévoyait son application à compter de cette année.

En Bretagne, petite région de production (une centaine d'éleveurs), Thierry Simon (Saint-Méen-le-Grand) s'enthousiasme.

Le bouclage électronique des agneaux puis des reproducteurs (avant le 1er janvier 2013) ouvre des champs insoupçonnés.

« On passe de la conduite d'un troupeau à l'élevage par tête, ce qui nous fait gagner beaucoup de temps.

Et on devient plus performant sur le plan économique, car le système nous permet de sélectionner les meilleurs animaux », explique l'éleveur.

L'identification électronique donne instantanément une somme d'informations à l'éleveur lorsqu'il approche un bâton de lecture à 20 cm.

Son ordinateur de poche doté d'un logiciel de gestion de troupeau traite les paramètres d'élevage - sanitaire, lutte (ou reproduction), inventaire, performances - et l'oriente vers le geste ou le soin le plus approprié.

La boucle électronique fonctionne aussi dans l'autre sens, en renseignant la base de données informatiques de l'éleveur sur le poids, le tri des animaux et en automatisant l'enregistrement de différents paramètres dans le système.

En difficultés structurelles depuis presqu'une vingtaine d'années, la filière ovine profitera-t-elle de cette obligation légale pour réussir sa mue et enfin attirer des jeunes ?

La FNO, branche ovine de la FNSEA, estime avoir toutes les cartes en main.

Elle a lancé, en 2009, le programme « Reconquête ovine » puis obtenu de la France, dans la foulée qu'elle rééquilibre les aides PAC au profit des petits ruminants à compter de cette année. L'objectif est clair : « Il faut réussir à restructurer la filière avant la prochaine réforme de la PAC, en 2013 », martèle Frédéric Noizet, secrétaire général de la FNO.

Source : Franck JOURDAIN - Ouest-france.fr

Info recueillie par Michel95

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........

 

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Michel95
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr