Beaucoup d'espèces vivantes restent à découvrir - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/06/2010 à 22h42 par Frederic.


BEAUCOUP D'ESPÈCES VIVANTES RESTENT À DÉCOUVRIR

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Beaucoup d'espèces vivantes restent à découvrir

On a encore beaucoup à apprendre de notre planète et de ses écosystèmes.

Pour mieux les connaître, une expédition ambitionne d'inventorier cette « biodiversité négligée ».

Les grandes expéditions scientifiques sont de retour.

La dernière en date revient tout juste du Mozambique et de Madagascar avec, dans ses valises, de surprenants constats.

Baptisée « la Planète revisitée », elle s'est penchée pendant plusieurs mois sur ce que l'on ignore encore de notre Terre.

Fruit d'une collaboration entre le Muséum national d'Histoire naturelle et l'ONG Pro-Natura International, la mission veut initier « un inventaire massif de la biodiversité ». Il y a du travail !

Selon plusieurs scientifiques, 80 % des espèces vivantes nous sont encore inconnues.

De 8 à 30 millions restent à découvrir.

C'est ce que l'on appelle « la biodiversité négligée ».

Comment l'expliquer ?

« En grande partie, par la difficulté d'accéder à certains endroits et aussi de financer ces expéditions assez coûteuses », estime Philippe Bouchet, chargé de mission au Muséum.

On trouve dans cette catégorie des invertébrés marins et terrestres, des plantes, des champignons, etc.


L'urgence de l'inventaire

Ce constat vertigineux de notre méconnaissance est alarmant.

« Certains experts pensent que la Terre entame sa sixième extinction de masse des espèces », complète ce spécialiste de la biodiversité marine.

« Le quart, voire la moitié, des espèces vivantes pourraient disparaître d'ici le milieu ou la fin du siècle. Avant même que nous n'ayons pu les découvrir. »

Après plusieurs mois de préparation et de recherches de mécènes, l'expédition a embarqué des dizaines de chercheurs et de personnels logistiques.

Direction les côtes malgache et mozambicaine pour explorer ce point chaud de la biodiversité mondiale.

Accompagné d'Olivier Pascal, Philippe Bouchet a recueilli de nombreux spécimens.

Plus de 400 opérations de collecte en mer ont notamment été menées. Ainsi que l'équivalent de « 60 % de la flore du Danemark ».

La majeure partie du travail reste à faire.

« Le traitement de nos collectes va nous occuper quelques mois, voire quelques années ».

« Au rythme où nous allons, il faudrait entre 500 et 1 000 ans aux scientifiques pour achever l'inventaire », estime Philippe Bouchet.

Malgré 16 000 espèces découvertes chaque année, il faudrait une vraie « accélération de la découverte d'espèces nouvelles pour la science ».

L'expédition devrait se prolonger sur une dizaine d'années, si les financeurs suivent.

Pourtant, les raisons ne manquent pas.

Avec l'extrême pauvreté des populations et les guerres civiles, les écosystèmes souffrent.

« Tout ce qui peut servir à remplir une assiette est sollicité », a constaté Philippe Bouchet.

La forêt sèche du nord-Mozambique aurait été divisée par trois en quelques années, laissant place à des cultures agricoles.

Les pêcheurs sautent sur la moindre crevette. Connue ou non de la science...

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Quentin LESIOURD.

Source : www.ouest-france.fr