Bataille après des bombes américaines larguées sur la Grande Barrière de corail - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 25/07/2013 à 01h07 par kannie.


BATAILLE APRÈS DES BOMBES AMÉRICAINES LARGUÉES SUR LA GRANDE BARRIÈRE DE CORAIL

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Bataille après des bombes américaines larguées sur la Grande Barrière de corail

 

La Grande Barrière de corail, inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité et l'une des sept merveilles naturelles du monde, est déjà menacée par le changement climatique, le blanchissement des coraux, la surpêche, les pesticides, l'activité minière, les déversements de pétrole et les espèces envahissantes. Une liste à laquelle il faut dorénavant ajouter... quatre bombes non chargées.

La semaine dernière, deux chasseurs américains ont en effet largué quatre bombes de 226 kg chacune –deux inertes remplies avec du béton, et deux transportant des explosifs mais non armées– dans la célèbre zone australienne lors d'un "largage d'urgence". L'accident a eu lieu au cours d'exercices baptisés "Talisman Saber", auxquels participent 28 000 militaires australiens et américains tous les deux ans.

Les deux avions de type Harrier devaient viser le champ de tir de l'île Townshend au large des côtes du Queensland, mais ils ont été avertis au dernier moment que l'opération présentait un danger. "Ce n'était pas sûr de larguer les bombes à cet endroit. Il y avait des navires civils juste en dessous", a expliqué lundi 22 juillet le commandant de la 7e flotte américaine, William Marks, à la radio australienne Australian Broadcasting Corporation.

Devant s'alléger pour pouvoir regagner leur navire, les appareils, à court de carburant, ont procédé à un largage d'urgence, en accord avec les autorités australiennes, à 16 milles nautiques au sud de Bell Cay, dans le parc marin de la Grande Barrière de corail.

"La zone choisie pour le largage d'urgence se trouvait éloignée du récif de corail afin de minimiser les risques de l'endommager, précise un communiqué de la flotte. C'est à environ 50 ou 60 mètres de profondeur et ne présente donc aucun danger pour le trafic maritime. (...) Les chances de détonation sont extrêmement faibles", affirme encore la flotte.

RÉCUPÉRER LES BOMBES

Malgré un risque pour l'environnement considéré comme "négligeable", Bruce Elliott, responsable du parc marin de la Grande Barrière de corail, a affirmé dans les colonnes du Brisbane Times que les autorités souhaitent récupérer les bombes, pour assurer le bon état du parc marin ainsi que la sécurité de ceux qui l'utilisent.

"Une fois que cette décision sera prise, nous travaillerons en étroite collaboration avec ceux chargés de remédier au problème. Si cela signifie l'élimination des armes, je serais heureux d'y participer", a déclaré à Reuters, mardi 23 juillet, le vice-amiral américain Scott Swift.

 

Les coraux abritent une nombreuse faune

 

"PAS UNE ZONE POUR LES JEUX DE GUERRE"

Une assurance que ne partagent pas les écologistes australiens, qui se sont insurgés d'un tel accident. "Cette zone d'entraînement ne comporte pas de protections pour le récif, ce qui est inquiétant lorsqu'il y a tant d'armes et de munitions en jeu. Ce n'est tout simplement pas une zone appropriée pour des jeux de guerre", a dénoncé la sénatrice australienne et membre du parti des Verts, Larissa Waters, interrogée par le Guardian.

 

Poissons clowns dans la Grande Barrière de corail australienne
 

D'une longueur de plus de 3 000 kilomètres, le plus grand récif corallien du monde abrite quelque 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques.

"C'est aussi une zone protégée qui contient des dugongs [mammifères marins], des zones humides, des algues, et des itinéraires de migration des baleines. Cette zone ne devrait pas être utilisée pour des activités militaires", renchérit Robin Taubenfeld, des Amis de la Terre, interrogé par Australian Geographic.

 

Dugongs
 

En mai, l'Unesco avait prévenu que le récif pourrait être placé sur la liste des sites menacés du Patrimoine mondial si des mesures n'étaient pas prises pour le protéger de l'érosion. En vingt-sept ans, la couverture corallienne de la région a diminué de moitié, passant de 28 % à 13,8 %, selon un rapport publié en octobre par l'Australian Institute of Marine Science.

 

Un article de Audrey Garric, publié par lemonde.fr et relayé par SOS-planete

 

 

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Auteur : Audrey Garric

Source : www.lemonde.fr