Banquise Arctique, tous les signes d'une prochaine disparition sont là - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 24/10/2010 à 20h48 par Tanka.


BANQUISE ARCTIQUE, TOUS LES SIGNES D'UNE PROCHAINE DISPARITION SONT LÀ

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Banquise Arctique, tous les signes d'une prochaine disparition sont là

Au rythme où les choses vont, en fin d'été la banquise arctique pourrait ne plus être qu'un lointain souvenir dans quelques années. En effet, comme le montre la dernière édition annuelle du bulletin de l'Arctique, cette région continue de se réchauffer à rythme exceptionnel.

Le phénomène de forte réduction de la superficie couverte par la glace, durant la saison la plus chaude, ne semble pas vouloir s'inverser.

L'été 2010 présente ainsi la troisième plus faible superficie depuis le début des observations satellitaires, en 1979, précédé par la période estivale respective des années 2008 et 2007.

Une diminution de la surface de glace qui aboutit à un cercle vicieux, puisque les eaux sombres de l'océan, non recouverte, captent alors davantage la chaleur solaire, accélérant d'autant la fonte du reste de la banquise ...

Cette diminution estivale de la superficie de la banquise conduit à une chute vertigineuse de l'âge de la glace. Les analyses sont sans appel, la surface de glace âgée de 5 ans ou plus n'est plus que l'ombre d'elle-même par rapport à la fin des années quatre-vingt.

Représentée en rouge, sur les cartes ci-dessous, cette chute se passe de tout commentaire, sauf peut-être pour préciser que la tendance ne se ralentit pas, puisqu'en mars dernier ces glaces âgées d'au moins 5 ans ne couvraient plus que 320 000 km2, quand elles présentaient une surface de 800 000 km2 deux ans plutôt, à la même période.

Au rythme que l'on connaît depuis quelques années, il est de plus en plus probable que la disparition annoncée de la banquise estivale, à l'horizon 2030, intervienne ainsi bien avant ...

Outre le fait qu'un tel changement affecte évidemment les populations et les écosystèmes locaux, les 69 scientifiques internationaux à l'origine du rapport considèrent que l'élévation des températures dans l'atmosphère de l'Arctique, en automne, contribue à des changements dans les flux atmosphériques de cette zone mais aussi aux latitudes moyennes de l'hémisphère Nord.

Ainsi, le récent retour d'hivers plus marqués aux moyennes latitudes, comme en France par exemple, pourrait être lié indirectement au réchauffement de l'Arctique et de la fonte de la banquise qui l'accompagne.

SOS-planete





Auteur : Pascal Farcy

Source : www.univers-nature.com