Ban Ki-moon visite l'Arctique et tire la sonnette d'alarme - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 03/09/2009 à 17h59 par Tanka.


BAN KI-MOON VISITE L'ARCTIQUE ET TIRE LA SONNETTE D'ALARME

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Ban Ki-moon visite l'Arctique et tire la sonnette d'alarme

Information sélectionnée par Tanka.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a lancé mercredi un nouvel appel urgent à la lutte contre le réchauffement, à l'issue d'un voyage dans l'Arctique, où il a constaté les ravages du changement climatique. Ce voyage intervient avant la réunion de haut niveau organisée par l'ONU à New York le 22 septembre pour préparer le sommet mondial sur le climat, en décembre à Copenhague où doit se décider l'après-protocole de Kyoto. Ce dernier expire en 2012. "Je dirai aux dirigeants du monde qu'il faut agir avant qu'il soit trop tard", a affirmé M. Ban aux journalistes qui l'accompagnaient dans sa visite de l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg), à environ 1.200 km du pôle Nord.

"L'Arctique, c'est comme un canari dans une mine de charbon : c'est une alarme pour le climat de la planète", a-t-il ajouté. Si les dirigeants internationaux échouent à "agir très vite (...), nous le regretterons amèrement pour l'avenir de l'humanité et du monde", a insisté M. Ban. Mardi, il avait pu constater de ses propres yeux les dégâts causés par le réchauffement en visitant Ny-Aalesund, une communauté scientifique internationale installée au Svalbard, et en faisant quelques pas sur la banquise. À son retour, il s'était dit "extrêmement alarmé et surpris" du rythme de la fonte des glaces. Les scientifiques lui ont expliqué avoir constaté ces deux dernières années une soudaine et importante augmentation des émissions de méthane, l'un des gaz à effet de serre les plus agressifs, et donc l'un des principaux responsables du réchauffement climatique. "L'Arctique est l'endroit où le réchauffement climatique est le plus rapide au monde. On dirait qu'il agit au ralenti, mais en réalité il se fait de plus en plus rapide. Beaucoup plus que prévu", a constaté M. Ban.

Le ministre norvégien de l'Environnement Erik Solheim, qui accompagnait le secrétaire général de l'ONU, est sur la même longueur d'onde. "Des centaines de milliers de personnes vont mourir si nous n'agissons pas", a-t-il dit lors d'un séminaire à l'université de Longyearbyen, chef lieu du Svalbard. Et M. Ban s'en est pris aux dirigeants qui agissent souvent dans l'intérêt exclusif de leur pays. "Le changement climatique affecte tout le monde. Il ne respecte pas les frontières. Les dirigeants politiques devraient donc agir en tant que dirigeants mondiaux", a dit M. Ban à l'AFP. Mercredi dans la matinée, il a visité un centre de dépôt de semences abritant des graines végétales et censé protéger la planète contre les coups portés à la biodiversité. "Le monde doit aujourd'hui faire face à de nombreux défis effroyables, l'un des principaux étant de nourrir une population en expansion dans le contexte du changement climatique", a déclaré M. Ban. "Les graines stockées ici au Svalbard nous y aideront. Une production durable de nourriture n'est pas possible ici dans cet environnement arctique glacial, mais tout commence par la conservation de la diversité des graines", a-t-il ajouté.

Enfouie dans une montagne de Longyearbyen, la réserve de semences peut accueillir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons, soit deux fois plus que le nombre de variétés existant dans le monde. Selon le gouvernement norvégien, environ 400.000 types de graines ont déjà été déposés depuis l'inauguration de l'édifice en février 2008. Le but est de sauvegarder la biodiversité en cas de changement climatique, de guerre ou de catastrophe naturelle. M. Ban devait quitter l'Arctique mercredi en début d'après-midi.