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Cette actualité a été publiée le 08/12/2010 à 21h58 par Tanka.


BAN KI-MOON PLAIDE POUR UN ACCORD MÊME MODESTE À CANCUN

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Ban Ki-moon plaide pour un accord même modeste à Cancun

CANCUN, Mexique (Reuters) - Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a exhorté mardi les 190 pays représentés à la conférence de Cancun à trouver un accord même modeste pour lutter contre les changements climatiques.

Après l'échec du sommet de Copenhague, où les chefs d'Etat et de gouvernement n'étaient pas parvenus, en décembre 2009, à s'entendre sur un protocole succédant à celui de Kyoto, Ban a rappelé que la réunion de Cancun poursuivait des ambitions plus limitées.

"Nous ne pouvons pas parvenir à un accord parfait pour le moment. Le mieux est l'ennemi du bien", a-t-il déclaré aux ministres de l'Environnement réunis pour la première fois dans le cadre de ces négociations qui se tiennent dans la cité mexicaine du 29 novembre au 10 décembre.

"La stabilité de l'économie mondiale, le bien être de nos citoyens, la santé de notre planète ... Tout cela dépend de vous", a-t-il souligné.

Pays riches et pays pauvres restent divisés sur l'avenir à donner à l'accord de Kyoto qui impose aux 40 nations les plus développées de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre au cours d'une période s'achevant en 2012.

"Nous devons négocier avec la certitude qu'on ne peut pas perdre de temps. Nous devons agir maintenant", a quant à lui affirmé le président mexicain Felipe Calderon.

Ban a estimé qu'il existait quatre domaines actuellement en discussion dans lesquels il est "possible de faire des progrès sans pour autant pouvoir parvenir à un accord complet".

Ces discussions concernent un ensemble de mesures d'aide climatique, la lutte contre la déforestation, l'assistance aux pays pauvres pour qu'ils s'adaptent au changement climatique et un partage des technologies propres.

S'exprimant au nom de l'Afrique, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi s'est dit "profondément déçu" de la stagnation des négociations depuis Copenhague. "Chaque jour de retard se paye de la vie d'innombrables Africains", a-t-il déploré.

Une manifestation organisée pour dénoncer les maigres ambitions de la conférence a réuni 1.500 personnes à Cancun. Dans la nuit, des policiers ont essuyé des jets d'oeufs et la vitrine d'un restaurant a été barbouillée.

De nombreux Etats développés souhaitent que les économies émergentes, avec à leur tête la Chine et l'Inde, fassent plus pour limiter leurs émissions et qu'elles autorisent un contrôle plus large sur leurs programmes en faveur de l'écologie.

OUI, MAIS NON

"Les négociations demeurent difficiles, un résultat demeure toutefois possible", a commenté le représentant américain Todd Stern. "La question du protocole de Kyoto demeure délicate à réglée. Il n'est pas certain qu'une solution soit possible. Mais, il est évident que je l'espère", a-t-il ajouté.

Ban s'est dit inquiet de voir les pays ne pas s'impliquer suffisamment dans la lutte contre le réchauffement alors que les experts prédisent des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur, un mouvement de désertification et une montée du niveau des océans.

Le Japon, la Russie et le Canada ont affirmé avec force qu'ils n'entérineront pas une simple prolongation du protocole de Kyoto à l'expiration de celui-ci en 2012. Ils exigent un nouveau traité, plus large, contraignant pour les nouvelles économies telles que la Chine et l'Inde.

Pour Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les négociations vont devoir aboutir à un compromis.

"Nous sommes actuellement dans une impasse. Des positions diamétralement opposées s'expriment sur la manière de prolonger le protocole de Kyoto", a-t-elle dit. "Les Allemands ont un mot formidable, 'yein' pour dire à la fois 'oui' et 'non'. Et je crois que c'est dans ce type de position que les pays sont actuellement engagés", a-t-elle ajouté.

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Auteur : Gerard Wynn et Timothy Gardner

Source : www.lepoint.fr