Autorisation du Cruiser : pas de répit pour les abeilles - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 12/12/2010 à 17h01 par Fred.


AUTORISATION DU CRUISER : PAS DE RÉPIT POUR LES ABEILLES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Autorisation du Cruiser : pas de répit pour les abeilles


Utilisé en France depuis janvier 2008 en enrobage de semences de maïs,

le Cruiser (produit proche du Gaucho et du Régent), est pour France Nature Environnement (FNE), "un insecticide classé dangereux pour l'environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques".

Alors que le ministère de l'Agriculture a annoncé le 8 décembre le renouvellement pour 2011 de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de l'insecticide Cruiser 350 de Syngenta, FNE relance sa pétition contre le Cruiser et pour l'application du plan Ecophyto, qui vise la réduction de 50% de l'usage des pesticides d'ici 2018.

Explications.

Autorisé depuis 2008 en enrobage des semences du maïs, l'insecticide Cruiser est officiellement reconnu "dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages".

En 2009, des cas de mortalités aiguës de butineuses avaient été observés en Charente-Maritime et Vendée : le lien avec le Cruiser avait été confirmé par l'AFSSA.

Claudine Joly, chargée du dossier à FNE, s'inquiète :

"Un protocole de suivi a été mis en place en 2010 mais nous n'avons obtenu à ce jour aucune information sur ses résultats.

Quant au dernier avis de l'ANSES, sur lequel s'appuie la décision du Ministre, il n'apporte pas non plus d'information rassurante sur le sujet."

En effet, ce renouvellement ''fait suite à l'avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 15 octobre 2010", a expliqué le ministère, selon laquelle l'usage de cet insecticide ''sur le maïs ensilage, le maïs grain et le maïs porte-graine femelle ne présente pas de risque pour l'environnement''.

''Cette évaluation est confortée par l'absence d'effets non-intentionnels liés à l'usage de ce produit sur les abeilles depuis 2008 levées grâce aux observations du dispositif de suivi mis en place (...) dans 6 régions françaises'', ajoute le ministère.

L'autorisation délivrée "reste accompagnée de conditions d'usage sécurisées, notamment l'obligation de mise en place de déflecteurs sur les semoirs pneumatiques imposée depuis 2009, qui seront soumises à des contrôles renforcés'', précise encore le ministère.

Il a néanmoins indiqué que le projet de loi de finances rectificative pour 2010, en discussion au Parlement, prévoyait d'élargir aux semences enrobées la redevance pour pollutions diffuses.

Cette décision provoque la colère de l'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) qui considère que le gouvernement ''a encore une fois privilégié les intérêts financiers de l'agrochimie au détriment des insectes pollinisateurs et de l'apiculture".

Stopper par tous les moyens le déclin des abeilles

Intensification de l'agriculture, dégradation de la biodiversité, maladies, on ne compte plus les causes du déclin des abeilles.

Leur taux de mortalité, en France et dans le monde, est estimé à 30% par an par le Centre National de Développement Apicole.

Selon FNE, "il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d'aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao...) [1] et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !

" Pour Jean-Claude Bévillard, responsable "agriculture" de FNE : "La situation des pollinisateurs est dramatique, et nous devons mettre toutes les chances de notre côté pour stopper leur déclin, à commencer par l'interdiction des pesticides reconnus comme dangereux pour les abeilles.

Aucun argument économique de très court terme ne peut prendre le pas sur les conséquences agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementales qu'aurait la disparition des abeilles."

Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, FNE demande à nouveau au ministre de l'agriculture :

•d'interdire immédiatement le Cruiser
•de mettre en oeuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l'environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l'usage des pesticides

Pour en savoir plus sur le Cruiser, les pesticides et le plan Ecophyto 2018, consulter le dossier pesticides sur le site de FNE en cliquant ici.

FNE relance donc sa pétition contre le Cruiser et pour l'application du plan Ecophyto, qui vise la réduction de 50% de l'usage des pesticides d'ici 2018 :

Pour imprimer et afficher la pétition, téléchargez la pétition en format PDF en cliquant ici.

[1] Pour une filière apicole durable, rapport du député Martial Saddier, octobre 2008

Devenez lanceur d'alertes
 
 
SOS-planete, le site géant! ... Etat de santé réel de la planète






Auteur : David Naulin

Source : www.cdurable.info