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Cette actualité a été publiée le 10/11/2011 à 14h58 par Tanka.


AUTARCIE OU AUTONOMIE ?

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Autarcie ou autonomie ?

 
En Roumanie, les habitants du village de Limba n'attendent plus rien du gouvernement. Ils ont pris en main leur localité et s'en occupent tous ensemble.

En 2007, dans le village de Limba, en Roumanie, le clocher de l'église, vieux de 70 ans, était sur le point de s'écrouler. Les villageois ont établi une liste de matériel nécessaire : bois, tôle, clous. Ils ont également organisé une collecte pour payer les artisans embauchés. Et puis ils les ont aidés en préparant leurs repas.

Par la suite, les villageois se sont rendu compte qu'ils avaient besoin d'un chemin plus court vers les terres de cultures. La route s'arrêtait devant un ravin sans pont, ce qui les obligeait à faire un détour de trois kilomètres pour atteindre leurs champs. Les gens se sont rassemblés un dimanche.

Ils avaient déjà récupéré du matériel de l'ancienne CAP [coopérative agricole de production, unité de production paysanne de l'époque communiste]. Et en une journée ils ont construit le pont.

En 2011, les villageois se sont mobilisés pour venir en aide à une femme du village qui était entre la vie et la mort. Elle avait des problèmes cardiaques, et pas d'argent pour payer l'opération nécessaire à sa survie.

A l'appel du prêtre, les villageois ont réussi à lever 2 500 euros en une semaine. En avril, la malade a finalement été opérée et, aujourd'hui, elle va bien. Cette même année, les gens se sont cotisés et ont envoyé 11 enfants de familles pauvres en colonie de vacances pour une semaine.

Ce sont là quelques exemples de la manière dont cette petite communauté de Transylvanie [centre de la Roumanie] entend résoudre seule ses problèmes.

C'est l'histoire de Limba.

Une localité de 157 familles, située à quelques kilomètres de la ville d'Alba Iulia, pour qui le travail en commun de ses habitants est la seule richesse.

Les villageois ont créé une association dont le nom s'inspire de celui du hameau, “Limbenii”. Ils ont établi dès le départ quelques principes : une assemblée générale, des projets pour l'année à venir, l'élection d'un président de l'association et d'une équipe de quatre conseillers.

L'une des règles fondamentales stipule que personne ne doit faire de politique. Par ailleurs, les chefs doivent habiter le village.

L'équipe de Dorin Bucur, le président actuel, s'est fixé comme objectifs pour 2011 la réalisation de travaux de maintenance du réseau de canalisations, le nettoyage du cimetière et la construction d'un Abribus.

Les villageois ont également défini un projet de développement pour leur localité. Une priorité puisque la grande majorité des habitants du village est encore jeune. Les salariés des entreprises établies dans le bourg le plus proche, Alba Iulia, y sont plus nombreux que les paysans.

Mais l'on voit d'après l'aspect du village – et ses maisons bien entretenues – que ce sont des bosseurs. Un document intitulé La Vision du développement du village de Limba prévoit d'ailleurs de s'appuyer sur le tourisme pour construire l'avenir.

Dans ce village traditionnel, chaque ménage a deux corps de maison. Vers la rue, “la maison de devant”, pour les invités. Donnant sur le jardin potager, “la maison de derrière”, plus simple et plus discrète, où habitent les hôtes. “La maison de devant” pourrait acquérir le statut de pension, une solution qui est à l'étude en ce moment.

Un dernier détail : si vous cherchez une taverne dans le village de Limba, sachez que vous n'en trouverez pas. Il n'en existe tout simplement pas, “parce qu'il n'y en a pas besoin”. Les habitants préfèrent se rendre visite les uns les autres au gré des occasions ou juste pour dire bonjour.

Et tout le monde se rassemble pour les grandes fêtes de l'année : le nouvel an, Pâques, la Fête des mères. Ou les “fils du village”, l'une des fêtes les plus importantes de Limba, qui a célébré sa quarante-troisième édition les 3 et 4 septembre 2011. A ces occasions, chacun sait quelle nourriture apporter et en quelle quantité. Idem pour la boisson.

Et pour rémunérer les musiciens, tout le monde se cotise.

 

Un article publié par art68parl24
 

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Source : art68parl24.over-blog.fr