Jo Biden révèle la 1ère image en couleurs du ciel profond, prise par le télescope spatial James Webb

Au secours du rat trompette - Le Vrai d'UFO's ;o)

Accueil

Cette actualité a été publiée le 13/06/2011 à 14h24 par geof.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Au secours du rat trompette

 
Un plan « desman » est lancé en faveur du petit mammifère en danger. Philippe Llanès, du Parc national, en est un relais sur le terrain.

On a tout dit des malheurs de l'ours brun, mais notre desman pyrénéen, également appelé rat trompette, est classé « vulnérable », sur la liste rouge mondiale. Et lui n'existe nulle part ailleurs dans le monde ! Hormis dans le Caucase, sous une variété plus grosse. Le mitage de son ère de répartition : toutes les Pyrénées et le nord-est de la péninsule Ibérique, alarme les scientifiques. Ce phénomène de peau de chagrin se constate sur des cartes qui mettent en regard sa présence il y a 6 000 ans et aujourd'hui.

D'où un plan « desman » décidé par l'État, jusqu'en 2014. Il vise d'abord à un état des lieux, qui doit durer deux ans, à une meilleure connaissance de l'espèce et éventuellement à sa restauration. On sait en effet piéger le furtif animal.

« Nous savons par des observations non systématiques que le desman a disparu de certains versants », dit Philippe Llanès, 57 ans, garde moniteur du Parc national (clanur de Cauterets). La petite bête est bien présente en vallée d'Aspe, par exemple, de même qu'à Cauterets (clanurs de Gaube, Ilhéou, Lutour), mais, en vallée d'Argelès, on ne sait plus trop...

Aveugle et délicat...

Le desman est aveugle, ne se nourrit que de larves d'inclans bien précises (1), qui ne prospèrent elles-mêmes que dans des eaux de grande qualité. Bref, et pour tout dire, il n'est pas aidé par la nature et a grand mérite à subsister dans notre monde de brutes. Mais c'est sans doute pour cela que Philippe Llanès lui voue une affection particulière. Gros comme le poing, le desman mesure de 20 à 22 centimètres queue comprise et pèse 450 grammes. Il est pourvu de pattes à longues griffes, qui en font un nageur hors pair : « C'est une fusée qui trace au fond de l'eau », résume Philippe Llanès, qui n'a vu l'animal « que deux fois, inopinément ».

Le Conservatoire régional des espaces naturels (Cren) a mis en place un groupe de six ou sept experts pour prospecter l'ensemble de la chaîne. 2 000 lieux d'observation ont été définis, la plupart de façon aléatoire, hormis les quelque 300 sites déjà explorés dans les années 1980-1990. Le desman, qu'on rencontre à plus de 2 000 mètres d'altitude, n'est pas spécialement un montagnard. On en a trouvé pratiquement au niveau de la mer, au Pays basque. « Alain Bertrand, le grand spécialiste du desman, a lui-même très peu prospecté dans les zones de haute montagne », note Philippe Llanès.

Celui-ci consacre 30 % de son temps de travail à la petite bête. Il est aussi le référent de la loutre, dont il se réjouit qu'elle ait recolonisé les vallées pyrénéennes.

Le vison pour prédateur

Comme la loutre, souligne le garde du Parc, le desman est un animal territorial, vivant seul sur une zone de 400 à 500 mètres qu'il délimite en laissant ses crottes en évidence : « Inféodé à la rivière, il fréquente son lit, ses berges et un peu les rives. Il est principalement nocturne, avec un petit pic d'activité diurne entre midi et 14 heures. »

La forte synchronisation de son activité participe de sa stratégie d'évitement des prédateurs, principalement le vison d'Amérique, qui a repeuplé les rivières depuis qu'il ne sert plus à la confection des manteaux de luxe.

L'explication de la raréfaction du desman est-elle là ? Philippe Llanès reste d'une prudence de Sioux, tout en notant qu'on a retrouvé des restes de desman dans l'estomac de visons. Pour le garde moniteur, la recherche des traces du desman est un passionnant jeu de piste. Elle lui fait inspecter de proche en proche les cailloux émergeant dans les ruisseaux, à la recherche des déjections de l'animal. Mais il faut faire vite, car la moindre montée des eaux emporte les « preuves ». « Ce qui est intéressant, dit-il, c'est de reconstruire la vie du desman à travers les indices qu'on trouve sur le terrain. » Faudra-t-il réintroduire le desman là où il a disparu ? « On est loin d'en être là », objecte Philippe Llanès.

Au moins, des desmans lâchés, personne n'en ferait un fromage...

(1) Principalement de trichoptères sans fourreau : Rhyacophildae et Hydropsychidae.

 

Un article de Thomas Longué, publié par SudOuest

 

Vous aimez notre travail ? Alors merci de nous soutenir

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 

Auteur : Thomas Longué

Source : www.sudouest.fr

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter geof
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.