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Au Kenya, les déplacés climatiques sont dans la misère - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 17/12/2009 à 21h03 par laurence.

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Au Kenya, les déplacés climatiques sont dans la misère

Information recueillie par Laurence

En Afrique de l'Est,une sécheresse persistante a ruinéles éleveurs nomades. Pour survivre, beaucoup sont contraints de quitter leur région, abandonnant tout derrière eux. Ils s'entassent dansdes bidonvilles, commeà Isiolo, dans le centredu Kenya, où nous les avons rencontrés.

ISIOLO (de notre envoyé spécial au Kenya). - D'aussi loin qu'il s'en souvienne, on a toujours été pasteurs dans la famille d'Abdullahi Maalim. Avant lui, son père, son grand-père et bien d'autres encore ont élevé chèvres, ânes et vaches dans le nord aride du Kenya, près de la frontière de l'Éthiopie.

À Buna, son village natal, Abdullahi possédait un troupeau de 60 vaches. Toutes sont mortes cet été, pendant la sécheresse. Seules quelques chèvres ont survécu. « Il n'y avait pas d'eau, pas de nourriture. Le puits était souvent à sec. Et le point d'eau le plus proche était à 130 km. On y allait avec des ânes », raconte-t-il.

Il y a deux mois, cet homme de 40 ans a tout laissé tomber. « La vie était trop difficile. En plus, il fallait se protéger des attaques de bandits qui viennent d'Éthiopie. » En octobre, avec Amina, sa femme, et leurs trois enfants de 10, 6 et 2 ans, il a embarqué à bord d'un camion transportant des chèvres, à destination du sud. « Le voyage a duré quatre jours. On roulait dix heures par jour. C'était très fatigant car on était sur le toit. »

Aujourd'hui, Abdullahi Maalin survit avec sa famille dans un bidonville d'Isiolo, petite ville de 20 000 habitants, au centre du Kenya. Son existence est misérable. Un bout de hangar que des parents lui prêtent, sans eau ni électricité. Et à peine de quoi manger. « Tout ce qu'on avait, on l'a laissé là-bas. On n'a rien pu emporter. »

Des Abdullahi, il y en a des milliers et des milliers dans la corne de l'Afrique, dévastée par deux années d'une sécheresse implacable. Victimes du réchauffement ? Du trou dans la couche d'ozone ? Possible, mais pas sûr, disent les scientifiques. En tout cas, ici, tous l'attestent : il pleut de moins en moins.

« Avant, la sécheresse, c'était tous les dix ans. Puis, tous les cinq ans. Maintenant, c'est devenu un phénomène annuel », témoigne Mohamed Liban, directeur régional de la Croix-Rouge, à Isiolo. « Quand elles arrivent, les pluies sont plus agressives. Elles causent des dégâts aux maisons, tuent les animaux les plus faibles, abîment les cultures. »

Contraints à l'exil, les déplacés climatiques s'entassent dans des quartiers ghettos. À Nairobi, la capitale, ils vont grossir le million d'habitants du bidonville de Kibera. Au camp de Daadab, dans le nord-est du pays, on assiste à l'arrivée de réfugiés d'un nouveau genre. Des Somaliens qui ne fuient plus l'insécurité de leur pays, mais le dérèglement du temps.

« La vie était impossible »

Combien sont-ils, ces damnés du ciel ? « Impossible à dire », reconnaît Emmanuel Rinck, qui dirige l'ONG Solidarités au Kenya et en Somalie. Mohamed Liban les appelle les ' agro-pasteurs ' parce que, souvent, ces anciens nomades réussissent à cultiver un coin de potager pour nourrir leur famille. « La prostitution est répandue chez les femmes. Beaucoup de jeunes se droguent surtout à la colle, qui se vend 10 shillings (10 centimes) le shoot. La situation est vraiment dramatique. »

 

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