Attac et les Amis de la Terre passent au crible les pratiques de dix banques - L'atelier

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 03/11/2011 à 22h12 par Jacques.


ATTAC ET LES AMIS DE LA TERRE PASSENT AU CRIBLE LES PRATIQUES DE DIX BANQUES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre

 

A la veille de la clôture du G20, qui se tient à Cannes jeudi 3 et vendredi 4 novembre, et alors que la zone euro connaît une crise sans précédent, les organisations altermondialistes Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne) et les Amis de la Terre ont publié un rapport dit de "notation citoyenne" sur dix banques opérant en France : BNP Paribas, Banques Populaires-Caisses d'épargne (BPCE), Crédit agricole, Crédit coopératif, Crédit mutuel-CIC, Dexia, HSBC, La Banque postale, La Nef et la Société générale.

"Ça n'est pas vraiment un hasard de calendrier, même si le document était annoncé pour le mois de septembre, a confié au Monde.fr Juliette Renaud, chargée de campagne sur la responsabilité des acteurs financiers pour les Amis de la Terre et corédactrice du rapport. Depuis plusieurs années, on nous promet une régulation de la finance.

Les banques sont au coeur de la crise. Or depuis 2008, rien n'a été fait !" Une inertie des pouvoirs publics qu'elle explique par deux facteurs : "le manque de volonté et de courage politique des députés français et européens" et "le lobbying intense des marchés financiers et des institutions bancaires".

"RENDRE DES COMPTES À LA SOCIÉTÉ"

Leur document se base sur les résultats d'un questionnaire envoyé mi-avril, dans la foulée du G20 finance à Washington, aux sièges nationaux des établissements bancaires dans le cadre d'une campagne commune aux deux organismes. Baptisée "A nous les banques !", elle a pour objectif de mieux cerner l'impact économique, social et environnemental de leurs activités. D'après les Amis de la Terre, cette initiative a mobilisé de nombreux citoyens, certains particuliers n'ayant pas hésiter à se rendre dans leur agence pour déposer les questionnaires et s'assurer de la participation de leur banque au projet.

Fin juin, lors de la publication du premier rapport d'étape dédié à la question de la transparence, les deux organismes se sont félicités que huit des dix établissements sollicités aient répondu favorablement à leur initiative.

 

 

"Ce fort taux de réponse indique que les banques (...) – sauf exceptions regrettables – ont compris qu'elles doivent commencer à rendre des comptes à la société. Elles devront en rendre sans cesse davantage", estimait alors Attac sur son site Internet.

Les groupes BPCE et Crédit mutuel-CIC n'ont pas voulu y participer en dépit des relances de certains de leurs clients et des syndicats, précisent les associations. Selon les Amis de la Terre, un service du groupe BPCE aurait toutefois préparé les réponses au questionnaire, mais ce dernier n'a jamais été validé par la direction. François Pérol, à la tête du groupe bancaire, a néanmoins exprimé en septembre le souhait de rencontrer des représentants des deux organismes. Contacté par le Monde.fr, le groupe Crédit mutuel-CIC affirme n'avoir reçu "aucune question" des associations. "Le fonctionnement de notre groupe est un peu particulier, il est tout à fait possible qu'ils se soient adressés au mauvais service", nous a-t-on expliqué.

LES ÉTABLISSEMENTS COOPÉRATIFS : LES BONS ÉLÈVES

Le rapport rendu public mercredi dans le cadre du Forum des peuples, organisé à Nice en marge du sommet du G20, porte sur les pratiques des banques et de leur comportement. "Sont-elles responsables, remplissent-elles leurs missions en faveur de l'intérêt général et des parties prenantes concernées par leur activité ?", s'interrogent les deux organismes dans leur synthèse.

Et leur conclusion est accablante : "pour la plupart des banques françaises, la réponse est clairement négative". De nombreux établissements obtiennent en effet de mauvais résultats dans les cinq grands axes examinés : la spéculation et la prise de risques, la politique à l'égard des clients, les relations avec les salariés, les impacts sociaux et environnementaux et la démocratie au sein de l'entreprise.

La Nef, établissement coopératif – qui ne dispose pas encore du statut de banque à part entière, précisent les associations –, apparaît comme le plus "vertueux", grâce à un sans faute sur les questions de stabilité financière, des politiques commerciales et de l'impact sur l'environnement et sur les populations locales.

Attac et les Amis de la Terre soulignent également les bons résultats du Crédit coopératif qui, bien que membre du groupe BPCE et objet de controverses, reste fidèle aux "idéaux coopératifs et solidaires".

Sur l'ensemble des deux rapports, ces structures cumulent ainsi les meilleures évaluations. Les plus grands établissements (Crédit agricole, Société générale, HSBC et BNP Paribas) se classent loin derrière. Un représentant de la Banque postale s'est réjouit de la troisième position de l'établissement : "ça correspond à notre politique".

Une source proche du secteur bancaire, qui souhaite rester anonyme, émet toutefois quelques réserves : "certains points de méthodologie pourraient être discutés. Il faudrait voir clairement leur grille d'analyse et leurs procédés de pondération."

"Sur le fond, on n'est pas très étonnés du niveau de certaines banques, mais on est très contents de la réactivité des établissements et du taux de réponses", explique Juliette Renaud. Les données relatives à certaines questions – notamment environnementales – n'étaient pas toujours

 

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 
Afficher la source

 

Un article de Aude Lasjaunias, publié par Le Monde

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

........

 

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : Aude Lasjaunias