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Assassinat d'un chef guarani - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 26/11/2011 à 12h55 par geof.

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Assassinat d'un chef guarani

 
Des hommes de main ont assassiné un chef religieux Guarani près de la frontière du Paraguay (Funai). Naturellement, les assassins étaient des hommes de main des grands propriétaires du coin et cette exécution est liée à un conflit agraire. Selon la Funai, une bande de pistoleros (au moins 40 ou 50, fortement armés et masqués) a envahi un campement d'indiens Kaiowa Guarani, dans l'Etat du Mato Grosso do Sul.

La victime est Nisio Gomes, 59 ans. Les assassins ont emmené avec eux, outre le corps du chef, plusieurs hommes et même des enfants.

Les hommes de main ont encerclé Nisio Gomes, ordonnant à la communauté de s'allonger sur le sol. Des témoins ont raconté qu'il a été abattu de plusieurs balles dans la tête, la poitrine, les bras et les jambes.

Les membres de la communauté disent que ce n'est pas la première fois qu'ils sont attaqués depuis leur retour sur leur terre et que les hommes de main étaient dans les parages depuis mercredi.

L'assassinat de Nisio Gomes rappelle celui de Marcos Veron, un chef guarani, abattu par les employés d'un propriétaire terrien en 2003

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Il semble que les fermiers ne seront satisfaits que lorsqu'ils auront éliminé tous les Guarani. Un tel niveau de violence était autrefois courant et de nombreux groupes ont été décimés. Il est scandaleux que le gouvernement brésilien tolère que de tels abus se perpétuent aujourd'hui'.

Depuis le début du mois, les Indiens occupent un territoire situé entre plusieurs grandes exploitations agricoles qui fait partie de leurs terres ancestrales et qui n'a pas encore été délimité par les autorités.

La plupart des membres restant de la communauté, composée en temps normal d'une soixantaine de personnes, se sont réfugiés dans la forêt après l'attaque.

Jusqu'au début du mois de novembre, la communauté a vécu sur les bords d'une route dans l'attente d'une reconnaissance de leurs droits, après avoir occupé des parcelles situées entre un groupe de fermes installées sur le territoire traditionnel des Kaiowa.

Cette région a été colonisée dans les années 1960 et 1970, les grands domaines s'agrandissant de façon plus ou moins anarchique et de façon exponentielle. Les indiens ont dû partir, mais depuis quelques mois ces terres sont en voie de délimitation afin de reconnaitre officiellement les zones amérindiennes.

Depuis le mois de mai, les conflits liés à la terre et aux dénonciations d'activités illégales en Amazonie ont coûté la vie à huit paysans et activistes locaux dans les Etats du Para et de Rondônia. Dans ces régions isolées, les grands propriétaires terriens, commanditaires présumés de ces meurtres, bénéficient généralement d'une totale impunité.

Selon Survival, les dernières paroles de Nísio Gomes, étaient adressées à son fils Valmir : « Ne pars pas d'ici. Prends soin de cette terre avec courage. C'est notre terre. Personne ne peut nous l'arracher. Veille bien sur mes petits-enfants et sur tous les autres enfants. Je laisse cette terre entre tes mains ».
 


 

Les guaranis

À l'arrivée des Européens en Amérique du Sud il y a plus de 500 ans, les Guaranis furent parmi les premiers peuples à être contactés. Ils sont aujourd'hui environ 46 000 au Brésil, répartis dans sept Etats, ce qui fait d'eux la plus nombreuse population indigène du pays. De nombreuses autres communautés guaranis vivent sur les terres voisines du Paraguay, d'Argentine et de Bolivie.

Les Guarani se divisent en trois groupes distincts : les Kaiowá, les Ñandeva et les M'byá. Les Kaiowá, peuple de la forêt, sont les plus nombreux.

Guaranis 2.PNGLes enfants guaranis travaillent dans les plantations de canne à sucre qui recouvrent une grande partie de leurs terres ancestrales dans l'Etat du Mato Grosso do Sul.

Les Guarani sont profondément spiritualistes. De nombreuses communautés ont une maison de prières et un leader religieux dont l'autorité est fondée sur le prestige plutôt que sur le pouvoir.

Depuis des temps immémoriaux, les Guarani sont en quête de la «terre sans mal», un lieu révélé par leurs ancêtres où ils pourront vivre sans douleurs ni souffrances. Malheureusement, ils ne l'ont pas encore trouvée !

 

Un article de Diogenedarcjournal11.Blog.Tdg

 

Note de geof :
Lira aussi Social, novembre 2011 : massacre d'indiens

 

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Auteur : Diogenedarcjournal11.Blog.Tdg

Source : diogenedarcjournal11.blog.tdg.ch

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