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Cette actualité a été publiée le 23/03/2010 à 18h50 par Tanka.


ASPARTAME BLANCHI

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Aspartame blanchi

Aspartame blanchi

C'est un service de la FAO, le JECFA (le Comité conjoint d'experts sur les additifs alimentaires), qui est chargé de décider si ces additifs sont dangereux ou non. C'est lui qui évalue la dose journalière admissible (DJA), c'est-à-dire la quantité d'un additif (exprimée sur la base du poids corporel) qui peut être ingérée tous les jours pendant toute une vie sans effet appréciable pour la santé.

Les experts de la FAO sont donc soit nuls, soit corrompus, puisqu'ils estiment que l'aspartame n'a aucun effet sur la santé, y compris quand on en a ingéré pendant une vie entière... Du reste, on sait que c'est grâce à un petit jeu de chaises musicales que l'administration Reagan, aux États-Unis, a obtenu l'autorisation de l'aspartame de la part de la FDA (Food and Drug Administration), qui s'y était opposée pendant seize ans.

L'EFSA, European Food Safety Authority (l'autorité européenne de sécurité des aliments), estime quant à elle que la quantité quotidienne maximale par personne ne devrait pas dépasser 40 mg/kg. Pendant ce temps, le Codex au¬torise8 des quantités maximales de :

- 1000 mg/kg dans les aliments diététiques (y compris ceux « destinés à des usages médicaux »), les confitures, gelées et marmelades, les céréales pour petit-déjeuner,les desserts (lactés, à base d'oeufs, à base de céréales et d'amidon, à base de fruits et à base de matières grasses),le fromage frais, les fruits cuits, en conserve ou en bocal, les glaces et sorbets, les légumes surgelés, frits ou cuits, en conserve ou en bocal et sèches, les potages et bouillons ;

-1200 mg/kg dans les purées de légumes, les pâtes à tartiner à base de fruits

- 2 000 mg/kg dans les assaisonnements et les condiments, les fruits confits, les fruits secs et les fruits surgelés

- 3 000 mg/kg dans les pâtes à tartiner à base de cacao, les vinaigres, les confiseries, les nougats et pâtes d'amande

- 4 000 mg/kg dans le pain et les produits de boulangerie ordinaire

- 5 500 mg/kg dans les compléments alimentaires

- 6 000 mg/kg dans les succédanés de lait en poudre pour boissons chaudes

- et 10 000 mg/kg dans les chewing-gums.

Pourtant, il n'est pas difficile de vérifier le caractère toxique (et à la longue, potentiellement mortel), de l'aspartame : il y a des livres sur le sujet, mais ça n'empêche pas l'EUFIC (le Conseil européen de l'information sur l'alimentation) de conclure à l'innocuité de cet édulcorant : « L'aspartame a été déclaré sans danger pour le grand public, y compris pour les diabétiques, les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants, par plus de quatre-vingts pays à travers le monde ainsi que par des organismes de régulation comme le Comité conjoint PAO/ OMS d'experts en Additifs Alimentaires des Nations unies (JEFCA) ou la Food and Drug Administration (FDA) américaine. ».

Avec de telles références, nous sommes tranquilles! Là encore, la santé du consommateur n'est qu'un prétexte: il faut d'abord vendre. Informer les gens sur ce qu'ils mangent réellement ne serait pas très utile... bien au contraire : cela pourrait même être dangereux pour l'économie.

« N'allez pas trop loin... »

À cet égard, les choses sont claires - mais à un certain niveau hiérarchique seulement. En voici une illustration. Dans les années 1990, Alain Guillot, qui était le président de la FNAB (Fédération nationale de l'agriculture biologique), a négocié durement avec l'administration française pour obtenir la reconnaissance officielle de l'agriculture biologique10. Fin 1995, début 1996, il ferraillait avec les services du ministre de l'Agriculture de l'époque, Philippe Vasseur, pour obtenir une meilleure information sur les emballages de produits alimentaires. Il n'a pas eu à faire au Codex, mais à un simple fonctionnaire, Gilbert Jolivet, alors président de la Commission nationale des labels et certifications. Un jour, lors d'une discussion de couloir, Jolivet a lancé à Guillot : « En ce qui concerne les additifs et les conservateurs, je ne suis pas sûr que ça soit accepté en haut lieu. » Guillot insiste ; Jolivet l'avertit : « Vous voulez dire la vérité aux consommateurs sur ce qu'ils mangent et ce qu'ils boivent ? Qu'est-ce que vous cherchez ? La révolution ? » Guillot lui répond : « Là, on ne va plus être copains... »

Alors Jolivet tente de se faire plus convaincant : il pose fermement la main sur l'épaule de son interlocuteur, le re-garde bien au fond des yeux et lui dit : « N'allez pas trop loin. N'allez pas trop loin. »

Source : Nexus


lire la suite de cet article dans le bimensuel Nexus Mars avril 2010.

Information recueillie par Tanka

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