Areva, mon amour - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/09/2010 à 15h06 par Jacques.


AREVA, MON AMOUR

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Quand Aréva démontrerait tout à la fois: l'horreur du cynisme capitaliste travaillant avec les dictatures, le mépris de l'écologie, l'opacité du mariage "multinationale-état "...

et enfin l'opportunité d'instrumentaliser les peurs légitimes du terrorisme afin d'alimenter le contre-feu des affaires (Woerth, politique ignoble à l'égard des roms et des sans-papiers, réforme des retraites, suppression des collectivités locales...) voire même de renforcer les ostracismes, sinon le racisme récurrent de certains français à l'égard de nos compatriotes musulmans !

Tentons une démonstration:

- Aréva ou le cynisme des multinationales qui travaillent avec des dictatures: l'affaire des otages permet au moins d'attirer l'attention sur le fait que dans le cadre d'une dure lutte concurrentielle avec les industriels Chinois, l'exploitation du minerais uranium destiné au Nucléaire autorise Aréva à travailler avec les pires dictatures du Maghreb et ce, au mépris de tous soucis du respect des droits de l'homme élémentaires, soit faire légitimer les juntes militaires qui maintiennent les populations dans la pire des misères...

- Aréva ou le mépris de l'écologie: l'exploitation des mines d'uranium au Maghreb est énorme. Les images diffusées sur les télés présentent un chantier gigantesque et titanesque digne des films de science-fiction.

Malheureusement, il ne s'agit pas de fiction mais bien de réalité: le nucléaire tue dès sa source mais aussi à sa sortie en produits nucléaires élaborés.

On imagine les conditions de travail sur le site: aucune sécurité (les otages ont été enlevés avec une facilité déconcertante) quant au respect des ouvriers autochtones, on sait ce que l'entretien des centrales nucléaires de notre beau pays a coûté aux employés des sociétés sous-traitant avec Aréva et EDF.

Alors, loin des sites ultra-techno de la France, qu'en est-il au Maghreb pour tous ceux qui exploitent ces mines ?

- Aréva ou l'opacité des relations "multinationale-état démocratique": tout le monde le sait bien, qui est le plus puissant aux yeux de Sarkozy: un député français ou Mme Anne Lauvergeon, PDG d'Aréva ?

Mais ça, ce n'est pas la spécialité de la France mais plutôt des USA.

On dira au bas mot que Sarkozy rêve d'une France à la mode américaine... La liberté d'expression et de la presse en moins !

- Aréva ou l'opportunité d'instrumentaliser les peurs légitimes du terrorisme: que l'on éprouve une solidarité à l'égard des personnels d'Aréva enlevés, c'est une chose.

Mais que l'on nous prenne pour des gogos incapables de comprendre que cette affaire est une belle opportunité offerte à l'état sarkozyste de tenter, encore et toujours, de cacher une France en crise, traumatisée par la réforme des retraites, vilipendée et mise au banc des nations pour sa politique inhumaine à l'égard de roms et des sans papiers et enfin un état discrédité par l'affaire Woerth...

- L'affaire d'Aréva et l'inévitable peur de l'islam: cet enlèvement de "Al Qaïda au Maghreb" atteint son objectif terroriste. On jase à tout va et on fantasme sur le retour de l'empire Ben Laden.

C'est le juge Bruguière qui le répète à l'envi: "La prévention du terrorisme, c'est l'affaire de tout le monde et de tous les jours !" Ben voyons ! Dès demain matin, je vais regarder autrement mon voisin Rachid, honnête professeur des écoles.

C'est vrai quoi: sa petite barbe, ses drôles de manière culinaire, sa couleur si "benladienne", c'est un peu inquiétant, non ?

Conclusion: Vive Aréva ! Une multinationale respectueuse de l'environnement et à la pointe du Bio et des énergies renouvelables avec tout le respect qu'on doit à Madame Lauvergeon, sincère et opportuniste défenseuse de la Nature !

Pour en savoir plus sur la situation planétaire
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Auteur : laurent quillerié

Source : www.mediapart.fr