Arctique - Le climat compliquerait le nettoyage d'un désastre pétrolier - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/08/2011 à 17h42 par Fred.


ARCTIQUE - LE CLIMAT COMPLIQUERAIT LE NETTOYAGE D'UN DÉSASTRE PÉTROLIER

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Arctique - Le climat compliquerait le nettoyage d'un désastre pétrolier

 
Un nouveau rapport commandé par l'Office national de l'énergie du Canada conclut que les efforts de nettoyage d'un éventuel désastre pétrolier dans l'océan Arctique pourraient être compliqués par le climat.

Au moins une journée d'opération sur cinq dans la région devrait être annulée en raison du mauvais temps ou du déplacement des glaces sur l'eau.

Et selon le porte-parole d'un groupe environnemental, une autre étude américaine suggère que ces calculs sous-estiment les risques.

«Ils pourraient être trop optimistes», a affirmé Rob Powell, du programme arctique du Fonds mondial pour la nature (WWF).

L'Office national de l'énergie avait demandé à un expert en environnement de se pencher sur l'efficacité des méthodes habituelles de nettoyage en région polaire. Ses conclusions font craindre le pire en cas de déversement.

Des vents dépassant les 10 mètres par seconde, par exemple, rendent impossible la combustion des nappes de pétrole, l'une des principales méthodes utilisées pour nettoyer ce genre de désastres. Les produits dispersants, qui séparent le pétrole, ne peuvent être utilisés en présence de vagues de plus de trois mètres.

Les bouées, les estacades et les filets, qui servent à contenir puis à retirer les hydrocarbures de l'eau, sont peu efficaces lorsque la mer est recouverte à plus de 10 % de glaces. Et les aéronefs, essentiels pour diriger le nettoyage, nécessitent une visibilité d'au moins un kilomètre.

La firme S.L. Ross Environmental Research a évalué ces limites et les a appliquées aux conditions qui prévalent dans la région arctique durant l'été, sur la base des 20 dernières années. Ce rapport a été publié à la mi-juillet.

L'étude démontre que dans la mer de Beaufort, même pendant le mois le plus favorable de la saison, en juin, l'utilisation de l'ensemble de ces méthodes de nettoyage serait impossible 20 % du temps. Les conditions se détériorent ensuite pendant tout l'été jusqu'en octobre, mois où le nettoyage serait rendu impossible 65 % du temps.

Dans le détroit de Davis, les conditions climatiques du mois de juillet empêcheraient tout nettoyage 27 % du temps. En novembre, ce taux augmenterait rapidement à 80 %.

L'étude souligne aussi que la météo arctique est imprévisible et que des conditions parfaites peuvent très rapidement se détériorer.

Le pétrole déversé une année pourrait être recueilli l'année suivante, mais les risques qu'il s'émulsionne avec l'eau salée sont grands.

Plusieurs géants de l'énergie ont déjà acheté des droits d'exploration dans la mer de Beaufort. Des forages ont commencé sur la côte groenlandaise du détroit de Davis.

Rob Powell, du WWF, soutient qu'il est important que de telles recherches soient menées avant que le Canada approuve d'autres activités. «Nous sommes contents de voir que cela a été fait.»
 

Un article de La Presse canadienne, publié par ledevoir.com

 

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Auteur : La Presse canadienne

Source : www.ledevoir.com