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Arctique : destruction planifiée - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 17/05/2010 à 12h37 par Lo.

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Arctique : destruction planifiée

La guerre froide réchauffée?

Il y a quelques semaines, le gouvernement canadien avait invité à Ottawa les ministres des Affaires étrangères des États-Unis, de la Fédération de Russie, du Danemark et de la Norvège pour discuter, derrière portes closes, de leurs revendications territoriales en Arctique.

Mais derrière les soi-disant revendications territoriales se profile réellement la mise en place de l'exploitation des ressources naturelles (notamment le pétrole et le gaz) qui se trouveraient dans l'Arctique. L'ironie est que l'accès à ces ressources est rendu plus facile à cause justement des changements climatiques et à la fonte des glaces générées par... les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant de l'utilisation des énergies fossiles!

En effet, les cinq pays qui se sont rencontrés, produisent à eux seuls plus de 27 % des émissions de gaz à effet de serre du monde et plus de quatre fois la production de GES par habitant que la moyenne du monde (ou de la Chine)!

Bref, le gouvernement Harper aimerait bien mettre en branle une course aux ressources naturelles dans l'Arctique avec, en toile de fond, une militarisation de l'Arctique qui annonce peut-être une nouvelle guerre froide... réchauffée.

Les enjeux sont considérables car quelque 22% des réserves pétrolières du monde se trouveraient en Arctique. Si les sables bitumineux sont l'exemple de ce que le gouvernement conservateur a en tête pour l'Arctique, on peut s'attendre au pire! Le film Avatar n'aura été que la représentation virtuelle... du futur qui sera probablement encore pire que la fiction!

Il aura fallu que ce soit la Secrétaire d'État Américaine, Hilary Clinton, qui mette un bémol à l'enthousiasme à peine contenu du gouvernement Harper pour l'exploitation de l'Arctique et de rappeler qu'il faudrait faire plus d'études sur les impacts d'une telle exploitation sur l'environnement, et régler le sujet du partage des bénéfices possibles avec toutes les communautés qui s'y trouvent.

En effet, il est très révélateur que le gouvernement canadien n'ait pas invité certains pays comme la Suède, la Finlande et l'Islande, qui sont pourtant aussi des pays limitrophes ou impliqués dans l'Arctique. Peut-être que ces pays non invités risquaient, au goût du gouvernement Harper, de ne pas être assez en faveur de l'exploitation des ressources naturelles!

Vous imaginez bien que le gouvernement Harper n'avait pas non plus invité les peuples autochtones et inuits prétendant que le Conseil de l'Arctique inclut ces communautés. À ce que je sache, le Conseil de l'Arctique n'était pas non plus à cette rencontre à portes closes!

Enjeux écologiques en Arctique

Des groupes comme Greenpeace, mais aussi le Conseil des Canadiens ont manifesté à proximité du lieu de la conférence pour dénoncer l'exploitation des ressources naturelles de l'Arctique. Mais pourquoi?

Premièrement, l'Arctique est un écosystème très fragile qui est déjà l'un des endroits sur la terre les plus affectés par les changements climatiques et notamment par des hausses de température plus élevées que la moyenne globale.

Deuxièmement, les peuples autochtones et inuits qui y vivent sont déjà plus susceptibles d'être exposés (à travers la chaine alimentaire notamment) à des contaminants toxiques qui proviennent du Sud. Ouvrir l'Arctique à l'exploitation pétrolière et gazière contribuerait à augmenter encore plus la contamination ambiante.

Troisièmement, l'exploitation pétrolière et gazière en Arctique ne fera que retarder une fois de plus l'adoption de mesures non seulement de réduction globale des émissions de gaz à effet de serre (GES), mais aussi du développement des énergies renouvelables pour opérer, dès maintenant, la transition vers l'après-énergie fossile.

Quatrièmement, le pergélisol qui est la masse de terre gelée d'une manière permanente dans les zones limitrophes de l'Arctique (notamment au Canada, au Québec et en Sibérie) est menacé par le réchauffement. Si le pergélisol fond, le méthane qui y est actuellement contenu se libérera dans l'atmosphère, ce qui pourrait alors faire doubler les émissions globales de GES, accélérant encore plus les changements climatiques.

Arctique : zone internationale à protéger

Il existe des alternatives à l'exploitation pétrolière et gazière en Arctique...


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Eric Darier,
Directeur de Greenpeace au Québec en sabbatique

Source: environnement.ca.msn.com

SOS-planete

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