Après la Tunisie et l'Égypte, au tour de l'Algérie de marcher pour la liberté - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 12/02/2011 à 16h37 par Mich.


APRÈS LA TUNISIE ET L'ÉGYPTE, AU TOUR DE L'ALGÉRIE DE MARCHER POUR LA LIBERTÉ

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Après la Tunisie et l'Égypte, au tour de l'Algérie de marcher pour la liberté

La Tunisie, l'Égypte et bientôt l'Algérie ? Tentant mais délicat d'établir ce raccourci, ...

le jour où la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), un agrégat de partis d'opposition, de syndicats et de personnalités de la société civile, appelle les Algériens à défiler massivement.

Me Aissa Rahmoune, avocat et membre du bureau directeur de la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADDH), définit rageusement la spécificité algérienne : « En Tunisie et en Égypte, l'armée s'est montrée la garante de la sécurité de la population et de l'intégrité de la nation. Le problème en Algérie, c'est que l'armée exerce le pouvoir. Sans être tout à fait apparente, mais dans l'opacité. »
« Transition démocratique urgente »

La crainte est bien là. Hier, Alger était déjà bouclé par des centaines de policiers, de soldats et de véhicules blindés. L'avertissement plane au-dessus de la ville : la marche est interdite dans la capitale « pour raisons de sécurité ». « C'est le paradoxe de trop. On interdit le mouvement dans la capitale tandis que dans des wilayas (provinces) qui souffrent de kidnappings et du terrorisme, la marche est autorisée », s'emporte Aissa Rahmoune.

On défilera quand même en fin de matinée dans le centre-ville d'Alger, entre la place du 1er-Mai et la place des Martyrs, en longeant le port et en remontant vers la casbah : « Nous lançons un appel : ils sont responsables et doivent garantir la sécurité des citoyens et des biens. Ils sont mis en demeure par les marcheurs algériens. » Première revendication absolue pour ce peuple qui s'élance après des nuits de troubles sans lendemains en janvier : la levée de l'état d'urgence qui étouffe le pays depuis 1992. Elle a été promise par le président Bouteflika mais une loi spéciale pour lutter contre le terrorisme pourrait voir le jour et donc restreindre de la même façon les libertés.

Au-delà de la faim de droits individuels et collectifs, les Algériens s'élèvent contre le marasme généralisé. Constat amer d'Aissa Rahmoune : « Nous avons un slogan : l'Algérie est un peuple très riche mais une population très pauvre. » Les ingrédients d'un mouvement supplémentaire de contestation semblent donc réunis en Algérie. De là à créer une nouvelle sensation arabe, la marche à franchir reste immense pour le militant des droits de l'homme : « La révolution ? Je ne sais pas. Tout va dépendre de ce jour de départ.

Le peuple doit adhérer. Nous n'aurons probablement pas une révolution à la tunisienne ou à l'égyptienne mais une transition démocratique est souhaitable, urgente. Des acteurs de la société civile commencent à s'engager. Le chef d'État et le clan au pouvoir savent que leur pouvoir est illégitime et que le peuple vit dans la misère. Mais le chemin est long... » •

OL. B.

Un chômeur de 36 ans qui s'était immolé par le feu dans la la ville d'El Oued, non loin de la frontière tunisienne, a succombé hier à ses brûlures. C'est le quatrième décès par immolation depuis la mi-janvier en Algérie.

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Auteur : La Voix du Nord

Source : www.lavoixdunord.fr