Animaux sauvages en détresse : trois lions accueillis dans le Gier - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 10/02/2010 à 11h02 par Tanka.


ANIMAUX SAUVAGES EN DÉTRESSE : TROIS LIONS ACCUEILLIS DANS LE GIER

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Animaux sauvages en détresse : trois lions accueillis dans le Gier

Ils sont hébergés dans les bâtiments de l'association « Tonga, terre d'accueil », structure unique en France et située en amont du parc zoologique de Saint-Martin-la-Plaine. Mais ils ne sont pas visibles par le public

Princesse, Mulan et Simba, trois lions âgés de 7 à 10 ans, ont élu domicile depuis mercredi soir à Saint-Martin-la-Plaine, dans les bâtiments de l'association « Tonga terre d'accueil ». Dès hier matin, ils semblaient « plus détendus », explique Jean-François Legueulle, délégué général de la fondation 30 millions d'amis. « Ils paraissaient très stressés, mais ressentent désormais une certaine ambiance, de l'affection. » Ces trois lions, une femelle et deux mâles, reviennent en effet de loin.

De Gironde exactement, où la cour d'appel de Bordeaux a, le 3 novembre dernier, ordonné la confiscation de ces trois fauves auprès du cirque Lamberty, qui les détenait illégalement. « Ils vivaient confinés dans des remorques de camions, à même le sol, et ne sortaient jamais, pas même pour faire des numéros en public, car leurs ex-propriétaires n'en avaient pas le droit », poursuit M. Legueulle, dont la fondation a pris en charge la récupération des animaux, pour les rapatrier vers « Tonga, terre d'accueil », qui va les héberger.

Cette association est une initiative de Pierre Thivillon, le propriétaire du parc zoologique de Saint-Martin-La-Plaine, dans la Loire. « Il y a trois ans, nous avons recueilli au zoo un hippopotame maltraité, Tonga, en dépit de notre totale inexpérience. Nous devions le garder seulement trois semaines, mais il est resté trois mois, avant d'être transféré en Afrique du Sud grâce à la fondation de Brigitte Bardot. Nous étions très heureux d'avoir permis à cet animal de retrouver son milieu, et avons donc décidé de créer une structure pour les animaux en détresse. »

Une structure à ce jour unique en France, car « il y a un grand vide en matière d'hébergement des animaux sauvages, pour lesquels la seule réponse est souvent l'euthanasie. Et cela, je ne peux pas l'accepter. » Alors, Tonga est régulièrement sollicitée, notamment par 30 millions d'amis, qui estime qu'« il y a des centaines d'animaux à sauver, mais pas de place pour eux. Pour ces trois lions, nous avons entrepris cette démarche, car on savait que l'on pourrait les placer. »

Pour l'heure, « Tonga, terre d'accueil » concentre essentiellement ses activités sur les primates et les félins, et compte déjà, outre les trois nouveaux pensionnaires, 55 singes et un tigre, alors que « la construction de nos trois bâtiments n'est pas encore terminée. À ce rythme, nous serons saturés dans deux mois. » Mais Pierre Thivillon n'a pas l'intention de s'arrêter là.

« Les politiques nous aident financièrement car ils disent qu'ils ne peuvent pas ne pas nous suivre. Mais peut-être qu'il faudra encore mettre la main au porte-monnaie et construire de nouveaux bâtiments. Car je n'ai jamais rencontré d'animaux irrécupérables. »

La récupération des lions n'a pas été facile. « Nous voulions la faire sur terrain neutre, mais il a fallu aller au cirque, où il y avait de la tension. L'opération n'était déjà pas facile, mais avec des invectives en plus. » Les lions ont néanmoins pu être chargés dans des camions, avant de rallier Tonga, où Pierre Thivillon les a accueillis. « Ils n'ont pas été spécialement maltraités, mais l'on sent qu'ils ne vivaient pas dans leur élément », a-t-il constaté. Désormais, les trois fauves devraient bénéficier de « meilleures conditions de vie ».

La semaine prochaine, Jean-Christophe Girard, le vétérinaire de l'association, procédera à un bilan sanitaire complet, lui qui a déjà constaté des balafres sur le ventre de Mulan, « probablement dues à l'urine, car leurs cages ne devaient pas être souvent nettoyées ». Mais c'est de l'histoire ancienne : Mulan se prélasse désormais, comme Princesse et Simba, sur des écorces de pins. « Ils voudraient courir mais, seront toujours dépendants de l'homme. » L'objectif est, d'ici trois mois, de les acheminer en Afrique, dans un sanctuaire où ils seraient en semi-liberté.

« Si nous ne le faisons pas, qui va le faire ? »

Pierre Thivillon est président de l'association «Tonga, terre d'accueil»

Par J.G.Source : leprogres.fr


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Information recueillie par Anny

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