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Cette actualité a été publiée le 13/02/2010 à 16h28 par Tanka.


ANIMAUX : LE TRAFIC DE LA HONTE

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Animaux : le trafic de la honte

Ils viennent d'Europe de l'est, malades, et avec de faux documents. C'est devenu le troisième commerce illégal au monde, après la drogue et les armes.

Dans une jardinerie de Saint-Gaudens, un vendeur tente d'écouler ses chiens. Ils ont le poil terne et l'oeil vitreux. Mais s'il paye en liquide le client a droit à une réduction. Cet argument imparable, on le retrouve sur les trottoirs toulousains. Là, ce sont des chiots que l'on vend sous le manteau. Une scène courante à Paris, qui commence à s'installer dans les grandes villes de province. Le plus souvent, les bêtes viennent d'Europe de l'est, munis de faux papiers d'identités.

Ils arrivent de Roumanie, de République Tchèque, de Slovaquie, via la Belgique, l'Espagne ou les Pays-Bas. Pour les trouver, il n'est même pas besoin de descendre dans la rue. Un clic sur internet suffit, comme de répondre à une petite annonce, ou même de pousser la porte d'une animalerie : beaucoup n'hésitent pas à vendre ces animaux entrés illégalement en France. Problème : leur santé est plus que douteuse, et il arrive fréquemment qu'ils tombent malades quelques jours seulement après l'achat.

Brigitte Piquetpellorce, responsable de la cellule anti-trafic de la SPA, est allée dans les pays de l'est. Elle y a vu des animaux élevés en batterie, des femelles reproductrices enchaînant portée sur portée. « On voit ça aussi en France », précise la responsable de la SPA, citant Francis Duprat, cet éleveur du Comminges (31), dont l'affaire n'a pas encore été jugée. Il aurait notamment fait venir des chiens de Slovaquie.

Les élevages d'Europe de l'est sont doublement rentables. Une première fois pour les éleveurs, qui vendent un Chihuahua, très en vogue, jusqu'à 350 euros. Une aubaine dans ces pays, qui rapporte nettement plus qu'un salaire à l'usine. L'opération est rentable une deuxième fois, pour le revendeur français, qui peut espérer toucher jusqu'à 3000€ pour le même animal. Ces derniers, qui multiplient leur mise par dix, touchent carrément le jackpot.

Les animaux arrivent en France munis de faux papiers. « Je me suis présentée comme une acheteuse potentielle en Slovaquie, on m'a même proposé un stock de fausses puces d'identité françaises » raconte encore Brigitte Piquetpellorce.

On s'aperçoit souvent par la suite que ces bêtes souffrent de toutes sortes de troubles du comportement. Séparés trop tôt de leur mère, bringuebalés des jours entiers dans des camionnettes à travers l'Europe, ils sont devenus des chiens mordeurs, hyperactifs...

Le plus grave est sans doute que ces chiens sont le plus souvent malades. Et dans leurs pays d'origine, la rage n'a pas été éradiquée. « Ma plus grande crainte est qu'un jour un enfant se fasse mordre et attrape la rage » s'alarme une responsable de la fondation Brigitte Bardot. Une interpellation qui a valeur d'avertissement pour les pouvoirs publics.

Source : ladepeche.fr


Information recueillie par Anny

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