Amazonie : un gigantesque barrage, malgré les cris de colère du monde - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 03/06/2011 à 16h14 par Mich.


AMAZONIE : UN GIGANTESQUE BARRAGE, MALGRÉ LES CRIS DE COLÈRE DU MONDE

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Amazonie : un gigantesque barrage, malgré les cris de colère du monde

 

En dépit d'une campagne internationale contre la construction d'un barrage géant en Amazonie, le Brésil vient de donner son feu vert définitif aux travaux gigantesques de Belo Monte.

Ni les centaines de milliers de signatures de pétitions ni les larmes du chef indigène Raoni n'auront eu raison du projet de construction de l'un des plus gigantesques barrages hydroélectriques du monde, au Brésil, au coeur de la forêt amazonienne.

Depuis 1989, de multiples personnalités ont apporté leurs soutiens aux représentants des 150 organisations indigènes et sociales contre ce projet porté par l'ancien président Lula, et désormais repris par la nouvelle présidence de Dilma Rousseff.

Ce mercredi 1er juin, l'agence brésilienne de protection de l'environnement a donc accordé le permis de construction nécessaire, pour une construction dont le coût financier est estimé à 7,6 milliards d'euros, mais dont le coût humain et environnemental est pourtant connu, lui aussi.

Vivement critiqué par les écologistes du monde entier, rejoints par Amnesty International et la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH), ce barrage détruirait au moins 400 000 hectares de forêt.

40 000 indigènes et autres populations locales seraient ainsi contraints d’abandonner leurs terres, sans compter les nombreuses espèces animales et végétales amenées à disparaître.

Au début du mois d'avril, la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH) de l'Organisation des États Américains (OEA), à Washington, a demandé au gouvernement brésilien de suspendre les travaux de construction du barrage de Belo Monte sur le rio Xingu.

 

 

La Commission demandait la réalisation préalable d'auditions et d'information des peuples indigènes et la prise de mesures de précaution.

Cette note a été reçue avec "perplexité" par les autorités brésiliennes, qui ont considéré les sollicitations de l'OEA "précipitées et injustifiables".

Dans un communiqué publié ce 1er juin, Antonia Melo, la coordinatrice du "Mouvement Xingu Vivo Para Sempre" a déclaré : "Nous ne reculerons pas d'un centimètre. Chaque erreur, chaque mensonge augmentera notre indignation et notre force de lutter. Cette autorisation est l'antichambre d'un crime que nous empêcherons coûte que coûte."

"Pareille décision fait honte à la nation brésilienne qui croit que la nature est un patrimoine qui doit être préservé" a également réagi la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne (COIAB)?

Le 4 mai, questionné par la BBC au sujet du risque de voir les ouvrages, liés au développement économique du Brésil, être réalisés sans respecter les droits humains, le Secrétaire général de l'OEA, José Miguel Insulza, déclarait ne pas connaître ces cas spécifiques, "l'arrivée de thèmes environnementaux et des peuples natifs ouvre un espace qui doit être traité avec beaucoup d'attention", s'était-il contenté de souligner.

Le chanteur britannique Sting avait ainsi invité sur scène le célèbre cacique indigène Raoni pour dénoncer Belo Monte, lors d'un concert l'an dernier à Sao Paulo.

"C'est un projet qui ne bénéficie qu'aux entreprises. Au contraire de ce qu'ils disent, ce n'est pas de l'énergie propre: il génère du gaz méthane qui provoque le changement climatique et il va déplacer 40.000 habitants", avait alors déclaré Antonia Melo.

 

Un article de eitb.com

 

 

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Auteur : eitb.com

Source : www.eitb.com