Allergies aux pollens : pourquoi éternue-t-on de plus en plus ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/04/2012 à 12h12 par Fred.

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Allergies aux pollens : pourquoi éternue-t-on de plus en plus ?

 

Gorge qui gratte, yeux qui larmoient, éternuements, nez qui coule... Pas de doute, pour de nombreux Français, la saison des allergies aux pollens est revenue !

Le 30 mars, le Réseau national de surveillance aérobiologique a lancé une mise en garde aux personnes allergiques pour la première semaine d'avril : le pollen de bouleau devrait être particulièrement présent dans l'air du quart nord-est de la France.

Dans d'autres régions de l'hexagone, il cohabitera avec de grandes quantités de pollen de frênes, de saules, de cyprès ou encore de graminées.

Les pollens constituent la première source d'allergies chez les humains. Ces dernières années, la proportion de Français souffrant d'allergies aux pollens a cru fortement, pour atteindre environ un quart de la population.

Le changement climatique semble avoir mis son grain de sel -ou plutôt de pollen- dans cette histoire...

1. L'émission du pollen dépend beaucoup du climat

La façon dont les pollens sont émis, transportés et se déposent est fortement liée aux conditions climatiques.

En effet, l'émission de pollen a lieu au moment de la floraison des plantes. Plus il y a de fleurs, plus il y a de pollen. Or, la quantité de fleurs dépend des températures de l'hiver et du printemps, ainsi que de la concentration de CO2 dans l'atmosphère.

Quant à la concentration des pollens dans l'atmosphère, elle dépend en grande partie de la présence ou de l'absence de précipitations et de vent.

 

 

2. Un impact très probable du réchauffement climatique

Depuis quelques années, des chercheurs s'intéressent au lien possible entre l'augmentation des allergies et le réchauffement climatique. Celui-ci semble avoir un double effet : l'allongement des saisons polliniques et l'augmentation de leur intensité.

La saison pollinique s'est allongée d'environ deux semaines depuis une quinzaine d'années. En raison de températures plus douces, certains arbres commencent à émettre du pollen dès le mois de janvier. À partir du mois de mai, les graminées prennent le relais. La saison pollinique ne se clôt que vers le mois de septembre.

Les allergies se manifestent donc plus tôt, mais elles sont aussi plus intenses, en raison de l'augmentation du nombre de grains de pollen présents de l'atmosphère, à cause de précipitations plus rares, et de l'arrivée de nouvelles essences de plantes, aux pollens parfois très virulents.

Ainsi, on relève parfois la présence de pollen de cyprès, l'un des plus allergènes, dans l'air de Paris, alors qu'on en trouvait autrefois uniquement au sud d'une ligne Lyon-Montpellier.

Une plante invasive fait également des ravages dans les gorges et les narines : l'ambroisie à feuilles d'armoise, une "mauvaise herbe" venue d'Amérique, qui prolifère dans la vallée du Rhône. Bien que cette plante au pollen très allergisant gagne surtout du terrain à cause des activités humaines, le réchauffement climatique est aussi son allié dans la conquête de nouveaux territoires...

 

Un article de Béatrice Roman-Amat, publié par ladepeche.fr

 

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Auteur : Béatrice Roman-Amat

Source : www.ladepeche.fr

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