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Allemagne: à l'est, la vitrine du bio allemand - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 24/02/2010 à 12h01 par Lo.

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Allemagne: à l'est, la vitrine du bio allemand

Au coeur du Land de Brandebourg, à environ 70 km au nord-est de Berlin, Brodowin déploie son charme hivernal. Le magasin qui commande l'entrée de l'écovillage n'est pas bien grand, mais on y trouve de tout. De tout «bio» s'entend. En cette saison, des carottes, des poireaux, des choux, des salades, mais aussi du lait, des fromages, des produits transformés, et même des vins d'appellation Bordeaux ou Côtes de Bourg...

Derrière, s'étend une immense ferme de quelque 1200 hectares. L'une des plus grandes en agriculture biologique au monde, dit-on. En tout cas sous certification Demeter, encore plus contraignante que les certifications «bio» allemande et européenne.

Écologie et économie

La particularité de l'écovillage de Brodowin est d'emprunter le périmètre d'une ancienne ferme d'État de l'ex-Allemagne de l'Est, dissoute avec la fin de la RDA. La question s'était alors posée de l'avenir des familles qui vivaient sur l'exploitation. Du jour au lendemain, elles étaient devenues propriétaires, mais de parcelles dont la taille réduite rendait risqué le choix de passer à l'exploitation individuelle.

«Ces 70 à 80 familles ont mis en commun leur terre pour former une coopérative et ainsi conserver un emploi» explique Susanne Poinke, chargée des relations publiques de l'écovillage de Brodowin qui, depuis, a abandonné son statut de coopérative pour passer à celui de société. La ferme emploie plus de 70 salariés. «Dans une structure agricole classique, on compte 1 personne pour 100 hectares ; là, évidemment, c'est beaucoup plus» précise-t-elle. Si le choix du bio a été dicté par un intérêt pour la protection de la nature, il découle aussi de considérations d'ordres agronomique et économique.

Brodowin est situé au sein de la tourbière de Chorin, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco au titre de réserve de biosphère. Aux beaux jours, l'endroit est très prisé par les touristes. Mais les sols sont pauvres et les pluies peu abondantes. «Donc, pour survivre, il fallait adopter une démarche de production de qualité. Sinon nous n'aurions pas été compétitifs» explique Susanne Poinke. L'écovillage vend ses produits «de deux à trois fois plus cher» que les produits issus de l'agriculture conventionnelle.

Le lait en fer de lance

L'élevage bovin et la petite unité de transformation laitière (lait, beurre, fromage) qui y est adossée en sont le fleuron. Plus de 500 animaux élevés en prairies et jamais attachés dans l'étable. On ne leur rogne pas les cornes non plus. L'esprit Demeter considère que cela contribue à leur «bon équilibre». De même les veaux nouveau-nés restent plusieurs jours avec leur mère, nourris au lait naturel: «Ils sont plus résistants, cela permet d'éviter les médicaments».

Chaque vache de Brodowin, des noires colorées à fort pourcentage de holstein, produit environ 7300 litres de lait par an. L'unité de transformation, conditionne 1500 litres de lait pasteurisé par jour dans des sachets écologiques réalisés dans un matériau à base de blé.

Riche en matière grasse, ce qu'aprécie le consommateur allemand, il est vendu 1,19 € le litre alors que le lait ordinaire s'achète à 0,59 €. Le lait de Brodowin s'achète «exclusivement en magasins spécialisés, notamment à Berlin ou en vente directe. Nous nous interdisons la grande distribution» souligne Susanne Poinke.

En cycle fermé

Aucun souci de commercialisation pour le lait comme les autres produits : «La crise n'a pas d'influence, notre clientèle possède un pouvoir d'achat relativement élevé» admet-elle. Le fichier vente directe, «en progression constante», compte 1500 clients fidèles et permet la rentabilité de l'exploitation et donc le maintien de l'emploi dans ce village de 450 habitants, quand d'autres ont connu l'exode. Mais les coûts de main-d'oeuvre se situent en revanche relativement bas : de 6 à 7 € de l'heure.

La ferme fonctionne en cycle de production fermé. «Tout est produit et utilisé sur place, rien ou presque n'est acheté à l'extérieur». Cela vaut pour l'alimentation animale et les cultures destinées à l'alimentation humaine, dont 250 hectares de blé.

Ici, pas d'intrants. La fertilisation des sols est favorisée par la rotation des cultures, l'utilisation du fumier de l'élevage et de compost. Brodowin y ajoute une préparation particulière dont Susanne Poinke conserve le secret, concédant seulement qu'elle est «à base de camomille, d'ortie, d'écorce de chêne, de pissenlit, de valériane, d'achillée».

Brodowin, symbole de la reconversion des anciennes fermes d'État, est devenu une vitrine du bio allemand, l'un de plus dynamique d'Europe, qui occupe plus de 5% de la surface agricole utile du pays, contre un petit peu plus de 2% en France.

par Jacques Ripoche

Source: Sud Ouest.com

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